Rom. 32°; cf. 1012, etc. — 2. Eph
3. Eph. 220 : émotxodoumfévres Eni t@ Oepshlw T@v &roctélwv xai mpopnrüv. En faveur des prophètes du Nouveau Testament, on fait valoir : 1. L’analogie (Eph. 35; 411) plus apparente que réelle. — 2. La place des mots; mais rien ne prouve que l’Apôtre suit l’ordre des temps plutôt que l’ordre de dignité. — 3. L'article unique (r&v) montrant que les deux mots sont compris dans la même classe; mais il est aisé de voir que cette raison n’est pas décisive, les apôtres et les prophètes de l'Ancien Testament pouvant aussi fort bien être considérés sous le même aspect de soutiens de l’Église.
pierres vivantes, il faut que le fondement soit de même nature et symbolise des personnes. Les prophètes ici nommés sont-ils ceux du Nouveau Testament ou ceux de l'Ancien? Peut-être ceux du Nouveau, parce qu'en grec le même article embrassant les deux mots semble les ranger dans la même catégorie et que les prophètes et les apôtres du Nouveau Testament sont généralement accouplés ensemble, là où aucune équivoque n’est possible. Néanmoins la première alternative nous paraît préférable. Que les prophètes du Nouveau Testament soientles fondements de l'Église, c’est une idée peu naturelle dont nous ne trouvons pas trace ailleurs. Le charisme prophétique du Nouveau Testament édifie mais ne fonde pas. Au contraire nous savons combien Paul est jaloux d’asseoir la nouvelle économie sur les bases de l’ancienne et de nous représenter les apôtres comme les héritiers des prophètes. |
Sainteté. — La quatrième propriété de l'Eglise, la sainteté, est si souvent enseignée qu'il est superilu de rapporter les passages qui l’établissent. Il suffit de rappeler que les chrétiens, du fait de leur baptème et comme membres du corps mystique, sont les « saints » par antonomase; que l'Eglise est l'épouse du Christ; que Jésus a donné son sang pour la purifier et la sanctifier, afin qu’elle soit « sans ride ni souillure, sainte et immaculée ».
Le Mystère par excellence. — Peu de mots ont eu d'aussi étranges destinées que celui de « mystère! ». Son sens classique de « secret, chose cachée », s’étendit ensuite, surtout au pluriel, aux pratiques et aux doctrines ésotériques propres à certaines associations religieuses et confiées aux initiés sous
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1. Dans le Nouveau Testament pvuorñopsov n’est employé que par Paul (21 fois), par l’auteur de l’Apocalypse (4 fois) et une fois par chacun des trois Synoptiques (Mat. 131; Marc. 4! ; Luc. 810 « les mystères du royaume des cieux » ou de Dieu [Luc], Marc a le singulier). La Vulgate le rend par sacramentum huit fois (Eph. 1°; 349; 52; Col. 127; 1 Tim. 36; Apoc. 120; 177 et huit fois aussi dans l'Ancien Testament Tob. 127; Sap. 222; 624; 125; Dan. 28:30:47; 46); partout ailleurs par mysterium.
le secret le plus jaloux. De 1à vint, dans l'Église des premiers siècles, l'usage d'appeler « mystères » les trois rites sacrés qui étaient comme l'initiation au christianisme et qui furent de plus en plus considérés à ce point de vue quand la diffusion du catéchuménat développa la discipline de l’arcane. Plus tard, dans l'Église latine, le mystère, sous sa forme latinisée de mysterium, signifia une vérité incompréhensible à l'intelligence humaine et, sous son équivalent latin de sacramentum, Y'un des sept signes sacrés qui symbolisent et produisent la grâce.
Ces diverses acceptions n’ont rien de commun avec la terminologie de Paul. Chez lui, le mot « mystère » acquiert un sens technique très intéressant à étudier et qui n’est point sans portée sur sa théologie. Il désigne le dessein rédempteur de Dieu ou plus exactement le décret éternel en vertu duquel les Gentils sont reçus dans l'Église sur un pied d'égalité parfaite avec les Juifs. Paul y fait plus d’une fois allusion dans ses premières Épitres. Il en parlait aux Corinthiens quand il revendiquait la connaissance de « la sagesse de Dieu, dont l'objet est le Mystère, de cette sagesse cachée que Dieu a prédestinée avant tous les siècles pour notre gloire, qu'aucun des princes de ce monde n’a connue... mais que Dieu nous a révélée par l'Esprit! ». Ilen parlait aux Romains en termes plus explicites, lorsqu'il identifiait son évangile avec « la révélation du Mystère, tenu secret de toute éternité, mais manifesté maintenant et notifié par les écrits des prophètes, selon l'ordre du Dieu éternel, afin que toutes les nations se soumettent à la foi? ». Cependant ce n’est que dans les lettres de la captivité que le Mystère reçoit sa définition nette et précise. L'immense parenthèse qui remplit presque tout le chapitre 11 de l'Épître aux Éphésiens n'a pas d'autre objet. « C’est par révélation que m'a été notifié le Mystère sur lequel je viens de vous écrire ce pee de mots. En les lisant vous pourrez comprendre combien j'ai pénétré le Mystère du Christ qui, dans les autres générations, n'avait pas été notifié aux enfants des hommes comme il a été maintenant révélé dans l'Esprit à ses saints apôtres et prophètes : à savoir que les Gentils sont cohéritiers, membres