‹ La théologie de Saint PaulChapitre 210 sur 630 · Cor. 27:10, — 2, Rom · texte numérisé non relu

Cor. 27:10, — 2, Rom

du même corps, copartageants de la promesse dans le Christ Jésus, par l'Évangile dont je suis devenu le ministre, selon le don de la grâce divine qui m'a été donnée par l'efficacité de sa puissance. À moi, le plus infime de tous les saints, a été accordée cette grâce d'annoncer aux nations l’incompréhensible richesse du Christ et d'expliquer l’économie du Mystère caché depuis des siècles en Dieu créateur de toutes choses. Ainsi la sagesse infiniment variée de Dieu a été notifiée maintenant aux principautés et aux puissances dans les lieux célestes selon le décret éternel qu’il a faiten Jésus-Christ Notre-Seigneur !. » L'analyse de ce passage chargé d'idées nous fournit les données suivantes : 1. Le Mystère est un secret dessein de Dieu, formé de toute éternité, que les prophètes d'autrefois n'avaient fait qu'entrevoir, que les anges eux-mêmes n'avaient pas pénétré dans ses profondeurs et que le Saint-Esprit dévoile enfin aux apôtres et aux prophètes du Nouveau Testament. — 2. Paul revendique une connaissance non pas exclusive mais spéciale de ce Mystère; il a reçu mission de le promulguer au monde et c’est là justement l’évangile dont il est le héraut, son évangile à lui, l’évangile pour lequel il souffre et pour lequel il est enchaîné. — 3. Enfin le Mystère consiste en ceci : Les Gentils sont cohéritiers du royaume de Dieu; ils y entrent, comme les Juifs, avec pleine égalité de droits et de privilèges: ils sont membres du corps mystique du Christ au même titre que les autres ; ils ont part aux promesses des prophètes; les bénédictions décernées à la postérité des patriarches les regardent : les engagements contractés par Dieu envers son peuple les concernent aussi bien que les Juifs auxquels ils paraissaient exclusivement adressés.

Précisions nouvelles. — La conscience d’avoir bien délivré son message, en prêchant le Mystère malgré toutes les oppositions, était pour Paul une source intarissable de joies intimes : « Maintenant je me réjouis de souffrir pour vous et je complète dans ma chair ce qui manque aux tribulations du Christ pour son corps, c’est-à-dire l’Église. J'en suis devenu le ministre, chargé par Dieu de vous annoncer la parole di-

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