II. CADRE HISTORIQUE
Ordre des événements. — [1 convient de réduire le plus possible l'intervalle qui sépare les deux Épiîtres à Timothée, entre lesquelles s’intercale la lettre à Tite. En effet nous voyons l’'Apôtre, en proie aux mêmes soucis et aux mêmes craintes, combattre les mêmes erreurs et parer aux mêmes dangers. L’uniformité de son langage trahit le même état d'esprit et prouve que des circonstances semblables impriment à ses pensées un cours analogue. Si nos conjectures sont fondées, les Pastorales auraient été écrites dans l'intervalle d’une année, la dernière de la vie de Paul.
Au printemps de 66, l’Apôtre accomplit une tournée générale en Orient. Il se meut du sud au nord, le long de la côte asiatique, laisse Timothée à Éphèse pour réprimer les faux docteurs, et pousse jusqu'en Macédoine. C'est de là, ce semble, qu'il écrit la première à Timothée dans la crainte qu’un obstacle imprévu ne s'oppose à son retour en Asie!; peut-être aussi pour répondre aux doutes d'un disciple hote de sa jeunesse et de sa responsabilité. Cependant son plan s'exécute
1. Les notes finales des manuscrits qui font partir la lettre de Laodicée de Phrygie), ou de Nicopolis, ou d'Athènes, ou de Rome, ne sont que des conjectures plus ou moins fondées.
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