‹ La théologie de Saint PaulChapitre 238 sur 630 · I. TABLEAU D'ENSEMBLE · texte numérisé non relu

I. TABLEAU D'ENSEMBLE

Il peut être utile de réunir ici les traits relatifs à ces novateurs :

1) 1 Tim. 18-11, — 2) 1 Tim. 41-7. — 3) 1 Tim. 62-5. — 4) 2 Tim. 21418. — 5) ? Tim. 31-9, — 6) 2 Tim. 43-4 — 7) Tit. 110-16, — 8) Tit. 39-11,

Notez que les erreurs combattues sous les numéros 2, 5 et 6 sont présentées comme à venir : In novissimis temporibus (1 Tim. 41), in novissimis diebus (2 Tim. 31), erit éempus (2 Tim. 45). Les caractères communs à toutes ces doctrines sont au nombre de trois.

1. Esprit judaïsant. — Les novateurs sont ou se disent docteurs de la Loi (vomoëdäcxorot, 1 Tim. 17); ils se livrent à des disputes au sujet de la Loù (uayès voutxdc, Tit. 39); ils s’attachent à des fables judaïques (’Ioudæïxoïc püots, Tit. 114); ils appartiennent à la circoncision (oi ëx meptrouñs, Tit. 110) et résistent à la vérité comme Jannès et Mambrès (les meilleurs manuscrits lisent Iou6pñc) résistèrent à Moïse (2 Tim. 38). e

2. Curiosité malsaine et mauvaise philosophie. — Ce sont des fables et des généalogies sans fin (W6oiç xat yeveadoyiauc &mepévrois, L Tim. li), des contes de vieille femme (1660 ypawdeic, 1 Tim. 47), de vains discours (warato- Aoyia, 1 Tim. 16; atauéhoyor, Tit. 110), des discours profanes et dépourvus de sens (Be&ñhouc xevogwviac, 1 Tim. 620; 2 Tim. 216), des esprits d'erreur et des doctrines diaboliques (1 Tim. 41). Ces vains discoureurs sont des hommes à l'esprit gâté (2 Tim. 38), à qui les oreilles démangent (2 Tim. 45), des séducleurs (ppevanétoi, Tit. 110), qui étudient toujours et ne parviennent Jamais à la pleine connaissance de la vérité (2 Tim. 37).

Deux traits pourraient se rapporter à un dualisme gnostique : la doctrine d'Hyménée et de Philète prétendant que la résurrection a déjà eu lieu (2 Tim. 217-18) et la condamnation du mariage (1 Tim. 43). L’abstention de certains mets (1 Tim. 48; Tit. 115) cadre assez bien avec le gnosticisme judaïque. Mais ce n’est là que l’enseignement de quelques indivi-

. dus, assez clairement désignés comme étrangers à l’Église.

3. Corruption profonde sous le masque de la piété. — C’est l’hypocrisie qui les caractérise (èv üroxpioer Yevdokéywv, 1 Tim. 42; ÉXOVTES HLÔOCPwOLV edoeGeiac, 2 Tim. 35). Mais leur avarice va de pair avec l'hypocrisie (voux- EévTwv moptouèv elvar Tv edoébetav, L Tim. 65; pulapyupiæ, 610; Siddoxovrec & un Ôet aioypoë xépôouc yépv, Tit. 111). À ces deux vices grossiers s’ajoute l'inconduile; ils ne cherchent que le plaisir (oñ8ovor u&rov À œu\6beot, 2 Tim. 34) et s’introduisent dans les maisons pour séduire les femmelettes chargées de péchés, livrées à leurs passions (1 Tim. 36). En un mot ils ont la conscience souillée (Tit. 115), cautérisée (1 Tim. 42).

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