‹ La théologie de Saint PaulChapitre 244 sur 630 · CA A · texte numérisé non relu

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: per néons seuvérntos). Cette qualité vient en première ligne parce qu’on pourrait la croire moins nécessaire aux diacres.

2. Un défaut qui leur ôterait toute estime et toute influence c’est la « duplicité » : uñ ô6yous. Nous entendons &floyos comme êiotomos, dipuyoc, Siyhwacoz, « qui dit blanc et noir, qui parle tantôt d’une manière tantôt. d’une autre », pour plaire à ses auditeurs ou pour ne pas leur déplaire. Les diacres, à cause de leurs relations multiples avec les membres de la communauté chrétienne, avaient à se prémunir contre ce danger.

3. Les visites fréquentes qui entrent dans leurs attributions leur imposent plus qu’aux autres le devoir de la « sobriété » : uà olvw mok® mpooéyovres. Les excès de ce genre, ou même un manque général de retenue, seraient aussi contraires à l'édification que nuisibles à leur ministère.

4. Paul veut encore qu’ils ne soient « pas avides de lucre » : uà aioypoxepèeïc. I1 ne fait sans doute pas allusion aux malversations possibles dans l'administration des biens temporels dont les diacres avaient la charge, mais plutôt à la tentation de faire tourner leur ministère à leur avantage personnel, par exemple en acceptant des présents spontanément offerts. Cette exploitation indirecte de l'Évangile serait évidemment la poursuite d’un gain sordide.

5. Le sens de l’incise suivante est fort obscur : « ayant le mystère de la foi dans une conscience pure ». Qu'est-ce que « le mystère de la foi »? Quel est le rapport entre le mystère de la foi et la conscience pure? Que vient faire cette injonction disparate au milieu des qualités exigées du diacre? Autant de questions difficiles à résoudre. Nous y verrions volontiers l'explication de la qualité précédente : rè puothprov Ts miotews ne serait pas alors la foi subjective des diacres mais le mystère de l'Évangile dont ils ont dans une certaine mesure la dispensation (C£. I Cor. 41 : oixovégor uvsrnptwv Osoÿ). Le sens serait : Ne sint turpilucricupidi (mot de Plaute, Trin. I, n, 63) sed corde puro dispensent mysteria fidei.

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