L'ÉPITRE AUX HÉBREUX
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PRE UE CRC RSA TT Ge on der D 0 MOUV do € ROSES Ta DFE DE Ée CHAPITRE PREMIER INTRODUCTION LA QUESTION D'AUTEUR.
Caractère et style. — Seule, parmi les lettres du Nouveau
Testament, l'Épître aux Hébreux est anonyme. L'entrée en matière où l’auteur a coutume de décliner son nom et ses titres est supprimée. L’allusion aux chaînes — qui pourraient être celles de Paul — repose sur une fausse leçon !. Quelques traits assez vagues, qui ne vont pas sans difficultés, ont fait penser à saint Paul, mais peuvent convenir à bien d’autres : « Sachez que notre frère Timothée a été mis en liberté. S'il vient promptement je vous verrai avec lui... Ceux d'Italie vous saluent ?. » Pas de détail plus explicite; et il y a dans ce peu de mots trois amphibologies. Ailleurs, l’auteur semble se distinguer assez nettement de la première génération chrétienne et se ranger parmi ceux qui ont reçu l'Évangile de seconde main?. À tout le moins, rien jusqu'ici ne trahit la personnalité de Paul.
1. Heb. 1034 : voïs Séomois pou. Malgré l'ancienneté de cette leçon, attestée par le Sinailicus et cinq autres onciaux (EHK LP), il faut lire certainement avec la Vulgate : voïs deomiotç, vinclis.
9. Heb. 1323-24 : Duvwoxete Tôv &dehpèv hpüov TipL60eov &rohehuyévoy… "AcTü- Lovrar Jus oi and Th radluc. — 1. Fivwoxete est probablement à l'impératif, comme Gal. 37, mais il pourrait être à l'indicatif; 2. &mohelvpévov signifie vraisemblablement « délivré de prison », mais il pourrait signifier « déclaré absous d’une accusation portée contre lui »; 3. où no Tñs Irahlaç peut se traduire « les frères qui sont en Italie » ou bien « les frères originaires d'Italie », quel que soit le lieu de leur séjour actuel. Comme la préposition äxé est le principal argument de ceux qui sOutiennent que la lettre n’a pas été écrite en Italie mais bien adressée à une communauté d'Italie, on lira avec intérêt la note de Deissmann (Theol. Rundschau, t. V, p. 64) qui prouve, en se référant à Brôse (Theol. Stud. und Krit., 1898, p. 351-360), qu’à cette époque o &md [radiac signifiait couramment « ceux qui sont en Italie ».