Voir Cremer, Wôrterbuch *, 1902, p
2, Moulton, À N. T., Comment. for English readers, t. III, (1884), p. 279. * 3, Eusèbe, Mist. eccl. VI, 25 (XX, 584-585) nous à conservé les propres paroles d’Origène : ’Ey® ôè &mogarvéuevos Elromu” äv ÔTL Tù MÈv VOñRaTE rod ’Anootédou éctiv, ñ Oë opdou Kai aUvbEOL ATOUVNULOVEUAVTÉS TLVOS TX &arootolixX KA DOTEDEL GYOALOYPAPAGAVTOG Tà ipnuéva Ünd To dtÜüaoxdhou. Il ajoute que si quelque église regarde l'Épître comme étant de Paul il faut la louer; car ce n’est pas en vain que les anciens nous ont transmis cette opinion. Mais Dieu seul sait qui la écrile (Tic & 6 ypébas Tv émtsrolñv, To uèv &nbès Ocùs oïèev). Les uns nomment Clément de Rome (éypage riv émoroiv) ; les autres Luc Ainsi, d'après Origène, le rédacteur de l'Épitre n’est pas un simple copiste écrivant sous la dictée; c’est un écrivain (yedbas, Evpxbev), à qui appartient la diction et la composition (ñ
C’est à lui que serait due la diction, l’agencement des parties, la composition en un mot. Il serait l’écrivain d’une œuvre dont Paul resterait l’auteur. On disait autrefois dans le même sens que le second Évangile était l'Évangile de Pierre et le troisième celui de Paul, parce que saint Marc et saint Luc était censés reproduire respectivement la prédication des deux grands apôtres. L'hypothèse d'Origène est assez souple pour se plier à toutes les exigences de la critique. Elle rend compte des rapports et des différences et satisfait aux données de la tradition. Nous pensons qu'il faut s’y tenir et la plupart des catholiques, avec des nuances infinies qu'il n’est ni possible ni
“utile de discuter, pensent aujourd’hui de même. Directement ou
indirectement, le fond est de Paul; la forme est d’un inconnu dont Dieu seul sait le nom.
Voici comment s'exprime l’un des derniers en date : « L'écri< vain de l’épitre était Juif, chrétien, de la génération sub-apostolique, et connaissait bien les saintes Écritures: il était disciple de saint Paul et avait lu attentivement les épitres pauliniennes : peut-être même avait-il reçu directement les enseignements de l'apôtre. Il connaissait peut-être le troisième évangile, les Actes des Apôtres et la première épître de saint Pierre. Pour les écrits de Philon, c'est plus douteux; cependant il a subi les mêmes influences que lui et son éducation a été plutôt alexandrine que palestinienne. Il était membre influent de la communauté à laquelle il adressait sa lettre. Il connaissait si bien le grec, que l'on doit supposer que, bien que Juif, il le parlait comme sa langue maternelle; c'était un très habile écrivain, possédant à fond l’art de la rhétorique grecque!. »
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ppäois xai h oûvlesx), mais qui enregistre les pensées et les paroles (rà voñuata, tù eipueva) de l'Apôtre qu’il a conservées dans sa mémoire (äromwmmoveloævroc) et qu’il explique ou commente selon le besoin, comme faisaient autrefois les grammairiens et les scoliastes pour les passages obscurs des auteurs classiques (syohoypapñsavroc).
1. Jacquier, Histoire des livres du N. T., Paris, t. I, 1903, p. 482. — Nous nous reprocherions de ne pas signaler un plaidoyer récent en faveur de l'authenticité au sens plus strict (Heigl, Verfasser und Adresse des Briefes an die Hebrüer, Fribourg-en-B., 1905), bien que certains arguments nous semblent peu convaincants.