II. EMPLOI DE L'ANCIEN TESTAMENT
L'Épitre est pleine de réminiscences et d’allusions bibliques. Tout le chapitre xt, par exemple, en est tissu. Le relevé exact et complet, alors même qu’il serait possible, n'aurait qu’un médiocre intérêt. Au contraire la liste des citations expresses, avec formule de citation, est instructive.
La manière de citer l’Écriture s’éloigne fort des habitudes de Paul.
1. Paul, bien qu’il suive d'ordinaire la version des Septante, ne manque pas de recourir parfois à l’hébreu, surtout quand les deux textes diffèrent. L'auteur de l’Épitre ne montre jamais aucune connaissance de l’hébreu, pas même en cas de désaccord notable entre les textes. Étudier les citations suivantes : Heb. 16; 17; 105-7; 1057; 125-6; 1226, Saint Jérôme commentant 1s. 6°, s'étonne de trouver dans l’Epitre aux Hébreux des textes qui n'existent pas dans l'original.
2, Les formules de citation sont entièrement différentes : il suffit pour s’en convaincre de confronter la liste ci-jointe avec celle que nous avons donnée p. 35-36. L'auteur de l’Épitre n’emploie pas une seule fois la formule yéypantai qui est la formule ordinaire de Paul.