III. LA LANGUE ET LE TON DE L'ÉCRIT
La différence du style entre l'Épitre aux Hébreux et les lettres de Paul est si tranchée qu’elle frappe les moins experts. Il y a longtemps qu’Origène en à fait la remarque (dans Eusèbe, Mist. NI, 25) : "Ou 6 xapaxrp rhc étews Tac moùc ‘Eépaious Émiyeypaupévns miotolñc oÙx Ever Tù Ev A6yw
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* Mais la langue et le ton de l'écrit diffèrent à peu près autant — quoique d’une manière diverse — des autres productions littéraires de l’âge apostolique. Les ressemblances avec les livres de saint Luc, l'épître de Clément, la lettre dite de Barnabé, sont accidentelles, incertaines et le plus souvent imaginaires. Nous avons dit ce que nous pensions de ses rapports avec Philon. J.-B. Carpzov (Sacræ exercitationes in S. Pauli epist. ad Hebræos ex Philone Alexandrino, Helmstedt, 1701), qui s’est livré avec érudition et patience à ce travail de comparaison, ne réussit pas à convaincre le lecteur : les rapprochements sont trop vagues et trop lointains. Même pour la théorie du Logos, où l’on pourrait espérer un résultat plus tangible, l'étude critique ne mène qu’à une conclusion négative. Voir l’article Logos dans le Dictionnaire de la Bible. Les critiques les plus disposés à forcer les rapports doivent conclure au doute. Cf. Büchel, Der Hebräerbrief und das A. T. (dans Theol. Studien und Kritiken, 1906, p. 588).