‹ La théologie de Saint PaulChapitre 269 sur 630 · CONSOMMATION · texte numérisé non relu

CONSOMMATION

effets sont corrélatifs et Dieu s'apaise dans la mesure où nos péchés reçoivent une expiation proportionnée. « Purifier » (xx0opt£etv) dit à peu près la même chose. Le sang est le grand moyen d’expiation et c’est aussi le moyen ordinaire de purification. Le Fils « accomplit la purification des péchés » ! et cela par son sang? : car « presque tout, selon la Loi, est purifié dans le sang, et sans effusion de sang il n'y a pas de rémission » des péchés. Ce que la purification accomplie par Jésus prêtre a de spécial c’est qu’à l'opposé des rites mosaïques, elle est spirituelle, elle est intérieure, elle atteint la conscience, elle est absolue et définitive ‘.

L’expiation et la purification sont comme le revers de la sanctification et de la consommation : les premières anéantissent le péché et les autres lui substituent une perfection positive. « Sanctifier », c’est consacrer un être à Dieu en le séparant de l’usage profane, c'est affecter une chose au culte divin, c’est rendre une personne apte à ce même culte. Mais, tandis que la sainteté produite par les rites anciens n’était que légale, la sainteté propre au Nouveau Testament transforme la conscience et une terminologie identique recouvre des conceptions toutes différentes. Ce n’est plus le sang des victimes qui « sanctifie en opérant la purification selon la chair »°, c’est « le sang de l’alliance » © nouvelle, c’est l’acte spontané du vrai pontife 7 s'offrant lui-même en sacrifice qui consomme à jamais et une fois pour toutes ceux qu'il sanctifief.

La « consommation » est peut-être le mot le plus caractéristique de l'Épitre. Consommer (re\sov), c'est rendre parfait (téketoc), c'est-à-dire amener au terme idéal (rés) qui marque le point de perfection d’un être*. La Loi mosaïque est répudiée pour n'avoir rien pu consommer !°. Les saints de l’Ancien Testament ont entrevu le terme sans l’atteindre, car il ne

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