Heb. 15 : xafaptouèv Tov auaptiGv rotnoämevos
9. Le mot télos signifie « fin » mais avec l’idée secondaire de résultat obtenu, de limite extrême des efforts ou des aspirations. Cremer, W6rterbuch ?, Gotha, 1902. De là le sens spécial des dérivés.
10. 719 (oÿ0èv ételelwoev 6 véwos); 99 (un duvauevar xard ouvelônory Teketoox Tov harpevovra); 101 (obdémote SÜvavrar Todc mpocepxomévous TeAetüouu).
convenait pas qu'ils fussent consommés avant nous!. Jésus- Christ l’a été le premier : « Il était à propos que Dieu, par qui et pour qui tout existe, voulant faire entrer dans la gloire une infinité d'enfants, consommät par la souffrance le chef de leur salut 2. » Le chef (àpynyd) précède ses soldats à l'assaut et les introduit dans la place après y avoir pénétré lui-même. Voilà pourquoi « tout Fils qu'il était il apprit l’obéissance par ce qu’il eut à souffrir et, consommé, il devint pour tous ceux qui lui obéissent le principe du salut éternel. » Partout il marche en tête et fraye le chemin. « Il est consommé pour l'éternité » ‘ et nous sommes « consommés » ÿ avec lui.
Nous remarquons ici quelques différences et encore plus de rapports entre Paul et le rédacteur de l” Épitre. Celui-ci nous sauve à la suite du Christ et par la médiation de Jésus pontife, celui-là dans le Christ Jésus et en union avec le Christ mystique; l’un accentue la distinction entre l’auteur du salut et ceux
qui en bénéficient, l’autre met en haut relief l'identité entre lé
chef et les membres. Ni l’un ni l’autre n'ignore que l’application individuelle de la rédemption reste à faire et que le sang de Jésus ne purifie l’âme que par la vertu du rite sacramentel; mais l'un et l’autre aime à considérer le rôle du Christ comme achevé en un seul acte, son sacrifice volontaire et le relèvement de l'humanité comme complet en principe par l’obéissance aimante du Fils. Pour tous les deux, nous ne sommes sauvés qu'en espérance, mais notre espérance est certaine et le lien le plus étroit existe entre le commencement du salut et sa consommation. « Vous êtes venus au mont Sion et à la cité du Dieu vivant, à la Jérusalem céleste, aux myriades d’anges, à l'assemblée des premiers-nés dont le nom est écrit dans les cieux. » Ainsi nous nous mouvons déjà dans la sphère des réalités célestes ; la foi est une prise de possession anticipée de l'espérance, la charité est un acompte de la gloire et l'Église est le vestibule du ciel.