‹ La théologie de Saint PaulChapitre 282 sur 630 · III. Procès devant les tribunaux païens (VI · texte numérisé non relu

III. Procès devant les tribunaux païens (VI

Demander justice aux injustes — c'était le nom courant des païens — est contraire à toute raison (VI, 1). Qu'on prenne pour juges les chrétiens, qui un jour jugeront le monde et les anges eux-mêmes (2-3). Ces intérêts temporels sont si minimes qu'il faudrait les confier aux membres infimes de l’Église (4). Mais non; il y à à Corinthe des hommes capables d'exercer l'arbitrage (5). Les procès entre frères sont par eux-mêmes un abus, maïs ce qui est intolérable c’est de les faire juger par des infidèles (6). Mieux vaudrait souffrir l'injustice. Que dire de celui qui la commet? (7-8). Sachez-le bien : les pécheurs n’entreront point au royaume des cieux (9-10). Vous êtes régénérés : que votre vie réponde à votre condition nouvelle (11)!

L'affaire des procès peut être considérée comme une parenthèse. Paul revient sans transition à l’incestueux et combat ce faux principe : Tout est permis au chrétien (12). Non, tout n’est pas permis; et la fornication est intrinsèquement mauvaise pour trois raisons :

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À) C’est une injustice, car le corps appartient au Seigneur qui le destine à la résurrection glorieuse (13-14). — B) C'est un sacrilège, car nous sommes les membres du Christ : qui attente à son propre corps prostitue un membre du Christ (15-18). — C) C’est une profanation, car nous sommes le temple du Saint-Esprit (19-20).

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