Cor. 1511, — 2. Rom. 64; Col
3. Rom. 216 : « Indicari hac locutione aliquid videtur, quod ab ipso magis, quam a reliquis, doceatur ipsiusque prædicationi quasi sit proprium et essentiale » (Cornely). — « The point to which St. Paul's Gospel, or habitual teaching, bears witness is, not that God will judge the world (which was an old doctrine) but that He will judge it through Jesus Christ as
His Deputy » (Sandaÿ).
&, 2 Cor. 45. — 5. Rom. 1092-10, — 6. 1 Tim. 18-11.
« Souviens-toi que Jésus-Christ, de la race de David, est ressuscité des morts selon mon évangile, pour lequel je souffre jusqu'aux chaînes, comme un malfaiteur {. » Le point visé n’est évidemment pas la descendance du sang de David; c'est donc la résurrection de Jésus-Christ, dont l'importance est sans égale dans la prédication de Paul.
Tous ces détails épars nous invitent à ne pas comprimer l’évangile de Paul dans une formule trop étroite?, comme serait la liberté des Gentils relativement aux observances légales, ou la justification par la foi sans les œuvres de la Loi, ou même l’universalité des plans rédempteurs de Dieu. L’évangile de Paul est moins une thèse particulière que l’ensemble de la doctrine évangélique contemplée sous un certain angle et présentée sous un jour spécial. C’est un cadre où toutes les vérités peuvent trouver place. Aussi, après avoir discuté les assertions de l’Apôtre, convient-il de passer, en guise de contre-épreuve, au relevé de sa doctrine. < Éléments du paulinisme. — Fermons les Épitres de Paul, comme s’il ne disait rien de son évangile, et demandons aux théologiens les plus versés dans sa doctrine, sans distinction d'écoles ni de tendances, quels en sont les points essentiels et les éléments constitutifs. Il ne s’agit pas encore de les grouper et de les classer, il ne s’agit que d'en dresser la liste. Plus tard
1 52ETim. 28;
2. Ainsi la définition de Bisping est étroite à l'excès (sur Gal. 2) : « Das Evangelium, welches fortwährend ein und dasselbe (daher das Präsens xnpÜécow) von Paulus unter den Heiden verkündet wurde, war das von der Rechtfertigung des Menschen durch den Glauben und von der Nichtverbindlichkeit des mosaischen Gesetzes. » La définition de Cornely est plus ample sans l'être encore suffisamment (sur Rom. 1625) : « Confirmari eos desiderat in Evangelio suo, quo nomine illam prædicationis evangelicæ formam intelligit quam ipse semper secutus est, quando et verbis et literis inter gentes aperte docebat et contra judaizantes strenue defendebat, Christum Jesum Dei Filium, utpote totius generis humani redemptorem non solis Judæis sed gentibus quoque omnibus advenisse salutemque attulisse » etc. A plus forte raison, la définition suivante a-t-elle besoin d’être complétée : « C'est la charte de liberté des âmes sous l'alliance nouvelle. On peut l'appeler en toute vérité l'Évangile de saint Paul. » S. Protin, L'Évangile de saint Paul, dans Revue Augustinienne, t. VII, 1908, p. 442. — A propos de cet évangile paulinien, Sanday remarque avec justesse (sur Rom. 1625) : « St. Paul did not look upon this as antagonistic to the common faith of the Church, but as complementary to and explanatory of it. To expound this would especially lead to the establishment of a Christian Church, for if rightly understood, it would promote the harmony of Jew and Gentile within it. »
DÉFINITION DU PAULINISME. 43
on examinera s'ils sont vraiment fondamentaux et ne peuvent être négligés sans altérer l’économie de l’ensemble, s'ils sont caractéristiques au moins sous l’angle où les envisage l’Apôtre, s’ils sont susceptibles de former un tout cohérent. Voici d’abord le verdict de ce referendum où l'énumération des articles se succède sans ordre logique.
1. Le plan rédempteur de Dieu, comprenant l'initiative divine de la grâce, l'élection et la prédestination éternelles dans le Christ, les préparations providentielles, la finalité de l’œuvre rédemptrice.