‹ La théologie de Saint PaulChapitre 366 sur 630 · Cor. 91! (tà capuxé, les biens temporels); Rom · texte numérisé non relu

Cor. 91! (tà capuxé, les biens temporels); Rom

4. Eph. 612. Cf. Gal. 116; 1 Cor. 1550; Hebr. 214. — 5. Rom. 9%; 1114, 6. Hebr. 12° oppose vob Tñç capnès AV natépac à t@ TatplTéy TvEuLÉTUV, 7. Rom. 98; 1 Cor. 1018 et Gal. 616; Gal. 42%; Rom. 15-£,

gique; elle a lieu entre des substances complètes et non pas entre des parties composantes d’une même substance. Conclusion. — On voit quelle disparité d'éléments, quelle variété d’influences, quelle complexité de combinaisons, présente l'anthropologie de saint Paul. On serait tenté de lui appliquer ce qu’on a dit de Philon : « Il se sert de termes différents pour exprimer des phénomènes identiques et de termes identiques pour désigner des phénomènes différents. Il emprunte son vocabulaire tantôt à une philosophie et tantôt à une autre et le plus souvent à la Bible elle-même. » Mais l’éclectisme des deux écrivains a des mobiles bien opposés : Philon, désireux de montrer que rien de beau et de vrai n’est étranger à la Bible, se laisse entrainer par son esprit naturellement flottant à la remorque de tous les systèmes; Paul se met au-dessus des systèmes et fond leurs produits disparates en un enseignement très personnel qui touche par ses ramifications à presque tous les points essentiels de sa théologie. Son lexique hétéro: gène amène des heurts de mots et des chocs d'idées d’un effet aussi singulier qu'imprévu; et ce qui porte la difficulté au comble, c’est le jeu des antithèses, l'emploi de termes opposés réagissant l’un sur l’autre; c’est encore l'habitude de glisser insensiblement sur les sens nuancés d'un même vocable, jusqu’à en parcourir la gamme entière dans un même contexte. Mais, au fond, sa conception du composé humain s’inspire constamment du récit biblique. De là résulte entre l’âme et le corps une union très intime en vertu de laquelle toute l’activité de l’homme peut être rapportée au cœur, foyer de la vie. La célèbre définition : « une intelligence servie par des organes » n’eût pas été du goût de Paul. Pour saisir sa pensée, il faut écarter le dualisme de Platon, de Descartes et de Kant. S'il compare en passant notre corps à un habit ou à une tente, cette figure isolée estsans conséquence !. Pas plus que Philon qui peint l’unité du composé humain sous les couleurs les plus réalistes et n’en représente pas moins le corps, à l’occasion, comme la demeure, le sanctuaire, ou même la prison et le tombeau de l'âme ?, Paul ne divise en

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