Hebr. 214 (rdv rà xpéros Eyovræ toù Pavérou
4. 2 Cor. &4 : 6 Gedç toù aiwvos roürou. La métaphore est à comparer avec quorum deus venter est (Phil. 319 : &v 6 eds à xouia). Il est curieux de noter qu'on la trouve aussi chez les rabbins: « Deus primus est Deus verus, sed Deus secundus est Samael. » Zalkut Rubeni sur Gen. 121.
5. Eph. 611-12 : ’Evoaoûe Tv mavorAlav to Oeoÿ mpùc Tù Gtvachar Duc crhvar mpôs tas meBodelae To Gta dou: bte oÙx Éctiv Auiv À ré rod alue al oépra, GA mode tas apxs, mods Ta ébouoias, mpèç robe xocuoxpéropas Toù cxétous ToUtou, REÙS Ta nvevpatixà The movnplag v toi émoupavio. — L'armure de Dieu est détaillée un peu plus bas, 61#-17, Les adversaires reçoivent trois qualifications : A) Ce sont les principautés et les puissances opposées à la chair et au sang, c'est-à-dire à ce qui est faible et périssable comme est l'homme.
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l’on prend ces termes au sens littéral, comme nous pensons qu'il faut le faire, les régions célestes ne pourront être que les lieux avoisinant le globe et connus vulgairement sous le nom de ciel. Que les démons y résident, c’estune nécessité de la guerre engagée par eux contre l'humanité. Saint Paul rappelle aux Éphésiens le temps où ils marchaient «selon le cours de ce monde, selon le chef de la puissance de l’air, de l’esprit quiopère maintenant dans les fils de rébellion ! ». Le sens
— B) Ce sont les dominateurs de ce monde ténébreux: xooworpétwp se dit d’un puissant monarque, tel que le roi d'Égypte ou de Babylone; mais ici, probablement, il faut songer au sens étymologique (mundi rectores), en donnant à mundus l’acception péjorative dont nous avons parlé ; alors les ténèbres forment une sorte d’apposition au monde et l’on peut traduire « de ce monde de ténèbres » ou « de ce monde ténébreux ». — C) Ce sont des esprits de malice (rà mvevnarixé — les êtres spirituels) dans les régions célestes (ëv toïc ëmoupayiouc). On remarquera le sens spécial de ce dernier mot. Ailleurs r& érovpävux désigne le ciel proprement dit, le séjour de Dieu et des anges (Eph. 13:20; 26; 310); jci il ne peut signifier que le ciel inférieur, l'air, qui s’est toujours couramment appelé ciel (Mat. 626 : và meteuvà voÿ ovpavoÿ).
1. Eph. 22 : ëv afç note meptemathoute uatX Tôv aiGva ToÙ x6GUOU ToOUTOU, xaTX Tov &pxovta tfs ÉÉovotaç toÿ àépos, ToÙ nysôparos Toù vÜv évepyobvtoc Év vois Lioic Ts &meufelxs. Avant leur conversion, les chrétiens venus de la gentilité vivaient dans le péché, suivant pour règle de leur conduite le cours de ce monde et le chef de la puissance de l'air. Quel est le sens de cette double norme (raté) qui en réalité n’en fait qu’une ?
A) Selon le cours de ce monde. Il s’agit du monde présent (6 xésmoc oÿroc), du monde corrompu, hostile au Christ et à son œuvre, soumis à l’influence des puissances ennemies de l’homme, et apposé au monde futur où tout sera justice et sainteté. Ces deux mondes coexistent; chacun a sa durée propre («v), son cours distinct. On peut appartenir à l’un ou à l'autre, selon qu’onse place sous l'influence de l’un ou de l’autre. Le sens est très intelligible et il n’y a pas de raison d'entendre aiwv d’un être personnel, comme le firent plus tard les gnostiques. Cette acception est étrangère à la langue du N.T. où «iv signifie durée et où 6 al&v Ttoÿ x6ouou toürou signifiera donc le cours de ce monde corrompu, c’est-à-dire la durée qui le mesure,
B) Selon le chef de la puissance de l'air. Ici le mot chef (&sxwv) désigne un être personnel et cette incise est l'explication, la détermination, de la précédente. Il s’agissait là d’une influence, il s’agit ici de la personne qui dirige et gouverne cette influence. — Le sens précis de éfouota est controversé. Plusieurs y voient un nom collectif (la puissance — les puissances , c’est-à-dire-les démons) et cela s'accorde bien avecle mot chef, mais beaucoup moins avec le mot air qui qualifie et spécifie cette puissance. Mieux vaut regarder éfovotæ comme un nom abstrait : le chef de la domination de l'air = le chef du pouvoir qui domine dans l'air, le génitif &épos étant un génitif objectif. — Quant au mot air, il est impossible de le prendre autrement qu’au sens propre, car bien que &ñp signifie l'air dense par opposition à l'éther impondérable, il ne signifie pas obscurité ou ténèbres ; d'autre part il n’a jamais le sens d'atmosphère intellectuelle ou morale. Sur l’air habité par les démons, voir note D», p. 115.
C) De l'esprit qui opère dans les fils de rébellion. Quelques exégètes
précis de presque tous ces mots est discuté ; néanmoins on ne peut échapper à l'impression que l'air dont il s'agit est bien l'atmosphère matérielle où les démons sont embusqués pour fondre sur l’homme à l’improviste et où « le rôdeur erre dans l’ombre à la recherche d’une proie! ». Cette conception était commune alors, et il n’y a point d’anachronisme à l'attribuer à saint Paul.
Le péché qui domine le genre humain et qui a son siège dans la chair, au lieu d’être une personnification du mal, ne serait-il pas une personne véritable, le diable lui-même? Quelques Pères l’ont cru et plusieurs théologiens hétérodoxes le soutiennent encore?. Mais cette opinion, sans reposer sur aucune raison solide, se heurte à de graves difficultés d’exégèse. Tout ce qu’on peut et doit accorder, c’est quela présence d’un être personnel derrière le principe du mal facilite beaucoup la personnification constante du péché.
Les esprits élémentaires. — Une question toute moderne, que les anciens commentateurs n’ont ni posée ni soupçonnée, est la suivante : Paul connaït-il une classe d’esprits intermédiaires, ni démons ni anges, quoique peut-être destinés à devenir un jour anges ou démons, être ambigus, plus malicieux que méchants, le plus souvent hostiles à l’homme par espièglerie et par caprice, rappelant les faunes, les sylvains, les dryades et les nymphes de la mythologie gréco-latine, les follets, les farfadets, les sylphes et les lutins des légendes du moyen âge, les djinns des contes arabes, les génies des vents et des eaux des religions animistes et de la superstition populaire? Disons tout de suite qu'il n’y a point dans saint Paul la pensent que toÿ nveüparos est au génitif par attraction des deux génitifs précédents, et qu’en réalité il se rapporte à tèv &pyxovta (selon le chef... l'esprit). Le sens serait bon, mais la construction est bien dure, sinon inadmissible. Le plus simple est de mettre +oû mvetuaros en apposition avec ts étouslag. Si étovota est collectif (la domination pour les dominateurs), rveïux serait aussi collectif (l'esprit pour les esprits), ce qui paraît un peu étrange. Siau conlraire étovota est abstrait, nveëua le sera aussi et signifiera la manière de penser, la mentalilé, comme on dit l'esprit du monde, l'esprit du siècle. Dans ce cas, Satan est représenté comme dirigeant une puissance (tñc ééovolac), une influence perverse (rod mveüuaroc), plutôt qu'une armée d'êtres personnels, de démons.