‹ La théologie de Saint PaulChapitre 375 sur 630 · Cor. 5°1, Sur ce texte, voir p · texte numérisé non relu

Cor. 5°1, Sur ce texte, voir p

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pas inhérent à la chair dont il est séparable. Si notre corps est irrémédiablement impur, comment expliquer qu'il « est pour le Seigneur! »? Comment est-il le temple du Saint-Esprit? Comment servira-t-il d’instrument aux œuvres de justice? Comment pourra-t-il être offert à Dieu comme une hostie d’agréable odeur? L’Apôtre nous invite à éviter « toute souillure de la chair et de l’esprit5 » : or si la relation de la chair au péché était essentielle, il ne dépendrait pas plus de nous de la souiller que de la préserver des souillures. Paul « pourrait-il parler, au point de vue dualiste, d’une rédemption du corps et la présenter comme le plein achèvement du salut? Notre salut, au contraire, devrait être parfait, dès que notre âme est affranchie des liens de la matière6 ». Dans la théorie dualiste, Adam n'aurait aucune signification : il serait seulement le premier pécheur parce qu'il est le premier homme. Du reste, on s'accorde de plus en plus à reconnaitre que l'anthropologie de saint Paul repose sur la base de l’Ancien Testament. Le récit génésiaque avec ses deux corollaires immédiats — Dieu personnel et supérieur au monde, matière créée et done bonne — est toujours présent à sa pensée. Chercher dans ses écrits le dualisme grec, qui fait de la matière un principe mauvais, ou le panthéisme asiatique qui absorbe le monde et l’homme dans le grand Tout, c’est un paradoxe audacieux, démenti par tous les textes, inconciliable avec l'éducation biblique de Paul et ses allusions répétées aux premiers chapitres de la Genèse. La part d'influence hellénique reste à débattre; mais, si profonde qu’on la suppose, l'importance en est bien diminuée par cette considération que la psychologie de l’Apôtre n’est qu'accessoire dans son enseignement : ce n’est pas la psychologie qui domine et oriente sa doctrine théologique; c’est sa doctrine théologique qui commande et détermine sa psychologie.

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