‹ La théologie de Saint PaulChapitre 378 sur 630 · Cor. 35-#. Cf. t. I, p · texte numérisé non relu

Cor. 35-#. Cf. t. I, p

2 Les deux textes à considérer, pour la notion du vieil homme et de l'homme nouveau, sont les passages parallèles Eph. 422-24 et Col. 32-10, Le dernier, plus clair, est ainsi conçu : M peudeobe eis GAROU, &nexduG LE VOL rdv mahatov dvfpwrov obv Taiç npébeatv aùto, xal évOuoguevor Tèv véov Tèv &vaxauvobpevoy els énfyvwotv xar’ eixéva roû xrloavros adrév. On peut se demander si les participes aoristes expriment le passé (ayant dépouillé, vu que vous avez dépouillé le vieil homme, etc.) et rendent raison de l'impératif, — il serait fait alors allusion au baptême; — ou bien s'ils concordent pour le temps avec l'impératif qui précède et ont virtuellement le sens d’un impératif, — en ce cas il s'agirait du progrès dans la vie chrétienne consistant à dépouiller de plus en plus le vieil homme et à revêtir de plus en plus le nouveau. La seconde hypothèse est favorisée par Eph. 422-24 : ’Anobéoôar duds.. Tovrælatov avipwrov…. avaveodabat Sè r@ nveüpart To vods duov xaï ÉvÈG Tao ÂRE rdv xauvdv vbpwmov Tov xatà @OEdV xricôévra. L'homme nouveau est appelé, xauvéc et véos et les deux adjectifs, avec les verbes correspondants, s’'échangent d'une manière assez curieuse dans les deux textes. (Col. 310 : rdv véov rèv évaxauvoduevov, Eph. 424 : ävaveoüobar.… rdv xatvév). Le mot xatvôç a rapport à la qualité de ce qui est neuf, sans allusion au temps ; véoç indique la date récente. Gomme dans les deux textes la création est mentionnée (Col. 310 : xat’ elx6va to xTisavroc adrév, Eph. 42# : rov ar Oeèv xtiofEvra), il est possible que ävé, dans les verbes composés, garde toute sa force et signifie « de nouveau », nous reportant ainsi à un temps antérieur au premier péché où le vieil homme n'existait pas encore et où l’homme nouveau conservait l'image surnaturelle de son Créateur.

quelque ordre de providence qu'on le considère, le vieil homme et l’homme nouveau sont deux états consécutifs du même homme, livré d’abord aux influences du péché dont Adam est la source, puis à celles de la grâce dont Jésus-Christ est le dispensateur. On le voit, l’homme nouveau coïncide pour le sens avec l'esprit et le vieil homme avec la chair. Mais quoique la chair puisse désigner tout l’homme, en

tant que livré sans remède à la corruption originelle, il est incontestable que l’Apôtre met la chair, au sens technique dont il est question, en relation spéciale avec la partiematérielle du composé humain : « Je sais que rien de bon n’habite en moi, c'est-à-dire dans ma chair!. » Ici la chair est distinguée du moi, comme la partie du tout; la chair appartient bien au moi, mais elle n’en est que la moitié la moins noble, celle qui s'oppose à la raison, à l'homme intérieur : « Je me complais en la Loi de Dieu selon l’homme intérieur, mais je vois une autre loi dans mes membres qui” résiste à la loi de ma raison et m'assujettit à la loi du péché qui est dans mes membres?. » Point de doute: la loi du péché, quiest dans les membres, y contrarie et y combat la loi de la raison, laquelle est d'accord avec la Loi de Dieu : le siège du mal, le foyer du péché, est donc bien le corps lui-même. Ainsi la partie matérielle de l’homme, sans être en soi mauvaise, est cependant la source du mal moral. Comment résoudre cette énigme? N'oublions pas que saint Paul, au chapitre vu de l'Épitre aux Romains, n’a nullement pour but d'exposer l’origine du penchant au mal, mais seulement sa manifestation actuelle et expérimentale. L'origine mème du péché, il l'a décrite au chapitre v et rattachée à la désobéissance d'Adam, sans aucune intervention de la chair. Mais, une fois entré dans le monde, le péché envahit toute la postérité d'Adam, parce que nous ne sommes avec notre premier père qu’une même chair. Dès lors toute chair devient pécheresse, à l'exception de celui qui a pris « la ressemblance de la chair de péché » mais sans connattre le péché, attendu qu’il ne sortait pas de la masse pécheresse se-

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