III. NOTION DU MOT « AME
L'âme (anima ou animus, cf. äveuos « vent »; quxf de géxw « respirer »; hébreu néfésh « souffle », cf. l’assyrien napäshu « souffler ») est proprement le souffle vital, indice de vie et par extension la vie elle-même. — S. Paul fait de ce mot un usage très restreint : il l'emploie treize fois seulement, y compris deux citations (Rom. 115 citant 1 Reg. 1910 et 1 Cor. 15% citant Gen. 27). — Il lui donne quatre sens différents : A) Vie individuelle (distincte de {wi — vie en général) : Rom. 115 (on cherche mon âme — ma vie); Rom. 16* (ils exposèrent leur tête, pour [sauver] mon âme — ma, vie); 1 Thess. 28 (nous aurions voulu vous donner non pas seulement l'Évangile mais nos âmes même); Phil. 230 (ayant joué son âme — exposé sa vie). — B) Le sujet de la vie,
- la personne : Rom. 2%; 13! (toute âme — toute personne); 1 Cor. 155
(Adam devint une âme vivante — un être animé, doué de vie). — C) L'âme elle-même comme distincte du corps : ? Cor. 1% (je prends Dieu à témoin sur mon âme) ; 125 (volontiers je me dépenserai au profit de vos âmes). Ici se rapporte l'expression êx duxñs (Eph. 66; Col. 3%) « du fond de l’âme », expression équivalente à ëx xapèlas, ëx rvebpratos. De fait dans Phil, 127 (oréxete êv Evinvedpan, pu® Quyf ouvalhodvrec ti rlotet)