‹ La théologie de Saint PaulChapitre 399 sur 630 · Sur les promesses, voir ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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ont en quelque sorte le patrimoine. — 8. C’est aussi pour eux un titre de gloire de descendre de ces patriarches que Dieu honora le plus de son amitié et de son commerce intime; la gloire du père rejaillit sur les enfants et la famille participe à l'illustration de chacun de ses membres ; saint Paul combat le sentiment exagéré des Juifs à cet égard sans en contester le principe : « Si la racine est sainte, les rameaux le seront pareillement?. » — 9. Enfin le comble d'honneur c’est d’être selon la chair les parents du Christ, du Messie, de l’'Homme-Dieu.

En un mot ce qui distingue les Hébreux des autres peuples c'est de garder le dépôt de la révélation et d’avoir reçu la Loi pour guideÿ. Quand saint Paul parle de la Loi, il entend toujours la Loi mosaïque; il n’en connaît point d’autre, bien qu’il donne par analogie le nom de loi à une force impulsive ou directrice, telle que la loi de la raison, la loi des membres, la loi du péché et de la mort, la loi de la foi, La loi du mari, la Loi de l'esprit de vie et peut-être la loi du Christ. Or — sur cet article l’'Apôtre n’a jamais varié — la Loi est bonne, la Loi est juste, la Loi est noble, la Loi est sainte, la Loi est spirituelle, la Loi est de Dieu. Elle n’est pas absolument parfaite, en ce sens qu'on ne puisse rien imaginer de meilleur, mais elle est excellente, puisqu'elle se résume dans ce qu’il y a de plus excellent, l'amour; et l’on ne saurait lui imputer les abus dont elle a été l’occasion #. Son imperfection n'apparait que si on lacompare à quelque chose de plus parfait ou si on réfléchit aux inconvénients qui en dérivent. Cette considération peutse faire à un quadruple point de vue : historique, psychologique, métaphysique et théologique.

Historiquement, la promesse est absolue et antérieure à la Loi : la Loi ne peut donc ni l’annuler ni la restreindre. La justification, dépendant de la promesse, ne peut donc pas

1. Les grands ancêtres d'Israël, Abraham, Isaac et Jacob (Act. 313; 732), étaient pour les Juifs un sujet d'orgueil naturel, légitime au fond, mais excessif dans ses manifestations. L’Apocalypse de Baruch (xxt, 24) affirme que le monde a été créé pour eux. Déjà Ézéchiel avait rabattu ces prétentions (Ezech. 1414). Jésus-Christ ne cessa de les combattre (Mat. 38-9, Joan. 833).

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