Rom. 710, — 2, Rom
3. Gal. 324 (maudaywyds Auoy els Xptotôv); 325 (Ürd vôuov éppoupoumeba). k. Gal. 325, — 5, Gal. 4-5, — 6. Gal. 322. — 7. Rom. 5!2.
8. 1 Cor. 120, — 9, 2 Cor. 519. — 10. Rom. 319. — 11. 1 Cor. 62.
gnificatif d'éléments du monde. Quatre fois, dans deux textes distincts, l'Apôtre emploie cette expression que le contexte
met en lumière : « Nous aussi, quand nous étions enfanis,
écrit-il aux Galates, nous étions asservis aux éléments du monde. Mais lorsque vint la plénitude des temps Dieu envoya son Fils, né d’une femme, soumis à la Loi, afin d'affranchir ceux qui étaient soumis à la Loi, pour nous faire recevoir la filiation adoptive. Alors ne connaissant pas Dieu, vous serviezceux qui par nature ne sont pas des dieux; mais maintenant connaissant Dieu, ou plutôt étant connus de Dieu, pourquoi vous tournez-vous de nouveau vers les éléments faibles et pauvres auxquels de nouveau vous voulez vous assujettir encore une fois? Vous observez les jours, et les mois, et les saisons, et les années!. » Trois circonstances nous aident à fixer le sens des « éléments du monde ». Avant leur conversion, les Juifs étaient comme des enfants en bas âge (vérioi) : ce qui marque toujours chez saint Paul un état de connaissance imparfaite; mais aujourd’hui, éclairés par la foi, ils ont cessé d’être pupilles, ils ne sont plus sous le pédagogue. Autrefois ils étaient sous le joug etsous la garde de la Loi: c’est ainsi qu'ils étaient asservis aux éléments du monde : être affranchis de la Loi mosaïque et être délivrés des éléments du monde est pour l’Apôtre une seule et même chose. Quant aux Gentils, ils étaient eux aussi sous la domination des éléments du monde et saint Paul leur reproche, avec une insistance non exempte de pléonasme, de vouloir retomber dans cette servitude, parce qu'ils observent les jours, les mois, les saisons, les années. Les Galates ne voulaient pas revenir à l’idolâtrie, ni à un culte superstitieux des anges ou des génies. Rien, dans l'Épitre, ne suggère cette hypothèse ; il n’est partout question que d’observances lé gales ou de prescriptions greffées sur la Loi. Il faut donc que saint. Paul enferme sous une notion générale le rituel mosaïque et les coutumes religieuses de la gentilité pour les qualifier ensemble de «rudiments pauvres et chétifs ». C’est la religion chrétienne qui, par comparaison, les rapetisse et les écrase.
1, Gal. 43-4* 8-10, Voir la note Fu, p. 162-163.
Le passage de l’Épitre aux Colossiens dépose encore plus clairement en faveur de cette conclusion : « Veillez à ce que personne ne vous entraîne comme un butin par la philosophie etparune tromperie vaine, selon la tradition des hommes, selon les éléments du monde et non selon le Christ !... Si vous mourûtes avec le Christ aux éléments du monde, pourquoi vous laissez-vous imposer des lois comme si vous viviez dans le monde? Neprends pas, [vous dit-on |, ne goûte pas, ne touche pas!.... Tout cela est pernicieux : [oui], selon les préceptes et les enseignements des hommes?. » Les éléments du monde sont expliqués parles mots « selon la tradition des hommes », avec lesquels ils sont mis en apposition ; et les deux expressions synonymes (« éléments du monde » et « tradition des hommes ») sont assimilées à la philosophie ou plutôt à une tromperie vaine dont le danger est d’éloigner du Christ et de sa doctrine. Pour accentuer encore sa pensée l’Apôtre ajoute : « Que personne donc ne vous juge sur Le manger ou le boire ‘ ou au sujet de fêtes on de néoménies ou de sabbats ; c'était l'ombre des choses futures dont le corps (la vérité) se trouve dans le Christ.» Toutes ces prescriptions ont fait leur temps ; ce n'était qu'une loi imparfaite, qu'une ombre quis'évanouit devantla réalité. Mourir aux éléments du monde c’est mourir à la Loi mosaïque et à ses développements arbitraires. Le Christ a cloué à la croix « l'acte authentique des préceptes [dirigé] contre nous ». Cet acte n’a plus de valeur; en aurait-il en luimême il n'en a plus pour nous qui sommes morts avec Jésus- Christ à touteslesservitudes passées. Nous ne vivons plus « dans le monde », c’est-à-dire dans l'humanité étrangère aux influences du Christ etsoumise encore aux institutions rudimentaires. Ces éléments du monde, auxquels les Colossiens sont tentés de s’assujettir, se formulent ainsi : « Ne prends pas, ne goûte pas, ne touche pas! » Or, ajoute l’Apôtre, « ce ne sont là que des préceptes et des enseignements humains qui peuvent avoir un renom de sagesse, de piété spontanée, d'humilité, d’austérité, mais qui, en réalité, tout en mortifiant le corps, ne font qu'engraisser la chair ». Prescriptions mosai-