CAGE
1. Presque tous les commentateurs pensent avec raison que le sujet de la phrase est Dieu, nommé au v. 15 et facile à sous-entendre avec un verbe tel que eddéxnsev. Faire du Christ le sujet de toute la phrase, comme le propose Tertullien, c'est y introduire une inextricable confusion. Quelques exégètes modernes, rapprochant mal à propos Col. 2° et Ps. 67 (68) 17, soutiennent que le sujet de sbdoxnoev doit être zäv td r\fpwux (il a plu à toute la plénitude d’habiter en lui). Mais, supposé que räv td r\fowus désignât toute la plénitude de la divinité, il la désignerait comme la somme des perfections divines et il serait dès lors difficile d'en faire le sujet de sddéxnoev et plus difficile encore d’expliquer le masculin etenvorowoxs. D'ailleurs il n’y a pas de raison d’entendre räv +ù xAfpwux comme ràv tb rAfpwua rfs Oeérnros (Col. 2°) ni de le restreindre au sens spécial de plénitude de grâces (cf. Joan. 11*) ; c’est à la fois la plénitude d'être et de dons spirituels.
2. Tous les pronoms personnels (adrod, di’ adtoÿ, 2v «dt, eiç adrév) se rapportent au Christ : Gt ado marquant la cause instrumentale, èv adt& la cause morale, etc adrév la cause finale. Plusieurs exégètes font exception pour le dernier (et a«drév), mais sans motif suffisant. Si Paul avait Dieu en vue, il emploierait le pronom réfléchi (es Eavrov), beaucoup plus nécessaire ici, pour lever l'équivoque, que dans ? Cor. 518:19, Du reste quand il veut exprimer la réconciliation avec Dieu, il se sert toujours du datif (Rom. 51; 2 Cor. U1849%0: cf, 1 Cor. 711), jamais de l’accusatif avec es.
3. Le mot elonvorotetv est extrémement rare. On n’en cite que deux exemples : Prov. 101, où il est intransitif, et Hermes dans Stobée, Ecl.
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