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de la mort, ressuscite pour nous incorporer à sa vie, règne glorieux pour nous associer à sa gloire. Son œuvre est supramondaine et la scène où elle se consomme supraterrestre. De l'union des chrétiens avec le Christ résulte un être nouveau, le Christ mystique, où il n’y a plus à distinguer entre Juif et Gentil, entre Grec et barbare, entre esclave et homme libre, parce que tous sont « un dans le Christ Jésus! ». Quand on songe que Paul reflète certainement la pensée chrétienne de son temps et que ses Épitres ont précédé la rédaction des Évangiles, on ne peut qu'admirer l'effort de reconstruction historique auquel ont dû se livrer les évangélistes pour ne pas projeter sur la vie et les paroles de Jésus les idées et Les sentiments de leur propre milieu.
On sait que ce mot de « Seigneur » est, dans les Septante, la traduction usuelle du nom ineffable, du tétragramme sacré. Il pouvait être donné au Messie soit comme roi théocratique
représentant de Jéhovah, soit comme désigné par la prophétie du Psalmiste : « Le Seigneur a dit à mon Seigneur*?. » Cependant les évangélistes ne l'appliquent à Jésus qu’assez rarement. Chez saint Marc et saint Matthieu, le Seigneur est d'ordinaire Dieu lui-même, comme dans l'Ancien Testament
v] et l'appellation de « Seigneur » n'est le plus souvent qu'une formule de politesse, l'équivalent de « Maître » ou de «Rabbi ». Aux approches de la passion, ils se départent quelque peu de leur réserve. Saint Luc et surtout saint Jean commencent plus tôt; néanmoins l’un et l’autre sont fort en retard sur Quand l’article manque, l’'omission est réclamée par la grammaire, Xptotoc étant au vocatif (Mat. 2668), ou en apposition avec un accusatif (Luc. 23?; Joan. 922; de plus Marc. 15% si Xpuorv eivat est authentique) ou enfin employé simplement pour expliquer le sens du mot « Messie » : tov Mecotay 6 otre pLEPEUNVEVOELEVOV Xpuotés (Joan. 141), Mecoias Épyetat Ô Xeyépevos Xprotés (Joan. 425). — L'unique exception est Mare. 9*1 : ôte Xprotoÿ éote.