‹ La théologie de Saint PaulChapitre 414 sur 630 · Gal. 328. — 2. Ps · texte numérisé non relu

Gal. 328. — 2. Ps

3. Marc. 115; Mat. 215, Luc. 1931 (le Maître [6 xüptos] en a besoin). — Marc. 1355: Mat. 244? (ie Seigneur viendra). — Marc. 1236-31; Mat. 2245-45; Luc. 20#2-## (Jésus revendique le titre de « Seigneur ». qui lui revient d'après la prophétie de David). — Ajoutez la finale de Marc (161°-20 et peut-être aussi 1320). — Avant la semaine de la passion les deux premiers évangélistes n'appellent jamais ainsi le Sauveur, car « le Fils de l’homme maître [xés:oç] du sabbat » (Marc. 2°$; Mat. 128; Luc. 65) a un autre sens.

&, Joan. 41; 623; 112; Luc. 71519; 101°39-41 ; 4159; 1237-42; 1315; 1756; 186; 195. — J'ans les Actes, saint Luc applique encore plus libéralement à Jésus-Christ le titre de « Seigneur » (ô xVp10s, toujours avec l’article). Quand

saint Paul et ce retard ne peut s’expliquer, à notre avis, que par: un scrupule de vérité historique. Pour saint Paul, en dehors des citations de l'Ancien Testament, Jésus-Christ est régulièrement appelé « le Seigneur ». Il est probable que le langage de l’Apôtre n'offre pas une seule exception‘. En tout cas, « Seigneur » est devenu Le nom propre du Christ et peut comme tel supprimer l’article?. Il y a plus. En s’appropriant le nom deJéhovah, le Christ en recoit aussi tous les attributs : Paul se dit serviteur du Christ, comme les prophètes aimaient à se dire serviteurs de Jéhovah?; dans les phrases exprimant des actions divines, telles que la création, la collation de la grâce, lasanctification, le jugement, la rétribution finale, les noms de Dieu et de Seigneur s’échangent au hasard du discours comme s’échangent des synonymes; enfin ce que l'Écriture raconte de Jéhovah, Paul l'entend sans aucune hésitation de son Maitre.

Jéhovah était le « Rocher d'Israël » ou simplement « le Rocher »; les auteurs de l’Ancien Testament nous ont habitués à ce langage. Paul l’ignore moins que personne, ce qui ne l'empêche pas d'affirmer que le « Rocher c'était le Christ » préexistant : Petra autem erat Christus*. Et il ajoute un peu plus bas : « Ne tentons pas le Seigneur (ou Le Christ), comme quelques-uns le tentèrent et périrent par la morsure des serpentsÿ. » Qu’onlise « le Seigneur » ou « le Christ », la variante a peu d'importance, car pour saint Paul les deux termes sont synonymes. Joël avait dit, parlant de Jéhovah : « Quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvéf. » Mais le Seigneur

il faitparler S. Paul, il dit d'ordinaire 6 x6pos tout court (cependant 21 : to xupiou ’[nooÿ); quand il parle en son propre nom, il dit de préférence 6 xüptoç ’Inooûç (sauf 188-? et dans la locution à 680ç toÿ xuptou).

1. Cremer, Wôrterbuch der neutest. Gräcität®, p. 619, dit qu'en dehors des citations de l’Ancien Testament $S. Paul emploie xbouos au sens de « Dieu » au moins dans 1 Cor. 1025 (roù xupiou yàp à yñ xai Tù rAfpoua ad tñc). Comment ce savant n’a-t-il pas remarqué qu’il y a là une citation texluelle de Ps. 23 (24)1? — En réalité on n'a signalé aucune exception plausible à la règle que nous donnons. Il n’y a aucun motif d'en admettre une pour 161:« J'espère rester auprès de vous si le Seigneur le permet. »

2. Rom, 146; 1 Cor. 722; Eph. 65; Phil. 211, etc. Cf. la formule êv xupto.

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