Col. 316 : &fovrec èv tas xapdlaus Duov T& Oe
4. 1 Tim. 316. Autre fragment probable, Eph. 5!# et peut-être 1 Cor. 2°; mais, dans ce dernier texte, il n’est pas question du Christ.
5. Il y a deux espèces de doxologie : l’une qui consiste en une formule de bénédiction débutant en hébreu par 112,en grec par eëkoyntés (benedictus) ; l’autre qui prend la forme indiquée dans le texte ou une forme plus compliquée. La première, très fréquente dans l'Ancien Testament et attachée aussi au nom de Dieu dans le Nouveau (Luc. 168; Rom. 125; 2 Cor. 18; 1181; Eph. 13; 1 Petr. 18 et pour le Christ Dieu Rom. 95), est moins spéciale et peut par exception s'adresser à un homme, Luc. 1*? (Marie : (eûdoyauévn où êv yuvauttv); Judic. 52# (Jahel : D'DM TN, edoynbeln Ev yuvativ xl); Deut. 288 (l'Israélite fidèle : MAN JT12, edhoymuévos ot); il n’est donc pas nécessaire de voir une confession de foi expresse en la divinité de Jésus-Christ dans l'acclamation qui salua son entrée triomphale à Jérusalem : Benedictus qui venit in nomine Domini (Mat. 219; Marc. 119; Luc. 1958 [cf. Mat. 23%; Luc. 13%5] : citation de Ps. 117 [118]26. — La doxologie proprement dite au contraire est exclusivement réservée à Dieu et elle n’accompagne jamais le nom d’un être créé quel qu'il soit, ange ou homme. Dans le Nouveau Testament, c'est aussi la règle ordinaire : Rom. 1156 (aèr&
comme s'ils s'étaient donné le mot, substituent insensiblement le nom du Fils à celui du Père: « Le Seigneur me délivrera de tout mal et il me sauvera[en me faisant entrer] dans son royaume céleste. A lui soit la gloire dans les siècles des siècles. Ament. » Car, puisque c’est de lui qu’on attend la grâce, il est juste qu’on lui en fasse honneur et qu’on l’en remercie: « Je rends grâces au Christ Jésus Notre-Seigneur qui m'a fortifié, de ce qu'il m'a jugé fidèle en m'’établissant dans le ministère. » Cependant ces exemples ne sont qu’exceptionnels. Quand la pensée de l’Apôtre se fixe exclusivement sur la personne de Jésus-Christ, il peut bien le prier, l’invoquer, le remercier, l’exalter, comme s’il était l'unique auteur des biens surnaturels; mais, lorsqu'il lenomme conjointement avec son Père, il établit entre eux un ordre qu'il n'intervertit jamais. Alors il remercie, implore et glorifie Dieu par Jésus- Christ ou dans Jésus-Christ. Rien de plus naturel. « Le chef de tout homme, c’est Le Christ, [comme] le chef de la femme c’est l’homme; [mais] le chef du Christ c’est Dieu ?. » Il y a là une
à 066 elç vods aiGvac” uv); Gal. 15 (& à G6Ex ur); Phil. 420 (T& 5 OeS où nartpi Auwv À Ô6Ëa «tX.); Eph. 321;1 Tim. 117; 616; 1 Petr. 51; Jud. 25; Apoc. 712 et deux ou trois cas douteux discutés ci-dessous.
1. 2 Tim. 418 : ‘Poerai ue 6 wüproç nd Tavros Épyou movnpod nai owoet eic TAV Paorkeiay aÜtoÿ Ty Éroupéviov: & À ÊGEx ei robe aidvas Tv aibvev: uv. Il est très important de noter que les autres apôtres ont des doxologies semblables dont l’application au Christ est hors de doute. Ainsi 2 Petr. 318 (avëdvete D év xdpuri xai yvwoet Toÿ auplou AuGV xal cwripos ’I. X. AdrTo à dééX xal voy ral eis fuépav aiwvoc); Apoc. 16 (To &yandvri fuäç al AGoavre Auâc v T® apart aÜTOŸ... AÜTE À JOËX HTÀ.).
L'Apocalypse a cela de remarquable qu’elle unit le Fils et le Père sous la même doxologie, Apoc. 515 (T& xafnuéve ëni t& Opéve xal to &oviw ñ etdoyéæ 4tÀ.) ; 710 (À curnpia To Oe@ AUD... xai r© dpviw). — En présence de ces faits on n’hésitera guère à rapporter au Christ la doxologie de Hebr. 1320-21 (fO GE Oedc This elphvns, Ô AVAYAYDV x VExpOV TOY HotuÉVA TOY TPOBGTWY Tdy uéyov Év oluare Guabñuns aiwviou, Tov xüproy uv ’Incoûv.… mov Ev Auiv td EÜdpEGTOV évontov adtoÿ d1à I. X., & à doËa ets ToÙc aidvac Tv aiwvewv: auhv), car le relatif ra se rapporte naturellement au mot le plus voisin et d’ailleurs toute l'emphase du discours tombe sur la médiation. Moins net est le cas de 1 Pelr. 411 (iva Ev mâoiv Gobdénrar 6 Oeoc dù ’Incoÿ XprotoŸ, D Écriv rh déEa aa TD Xpétoc ec roc aiwvac T@v aiwvev auñv) parce que l’idée de la médiation du Christ paraît accessoire. On peut en dire autant de Rom. 1627.
2. 1 Cor. 115 : mavrdç &vôpoc à xepaln 06 Xpiotôc ÉoTtV, xepadn OË YUvauxdc 6 avhp, xepaxñ 0 ToÙ Xptotoÿ à Oeéc. — Il n’y a aucun motif de songer à la subordination conjugale de la femme, car les préceptes de Paul visent toutes les femmes même non mariées ; ni à la subordination naturelle, car l’Apôtre ne s'occupe que de la femme chrétienne; ni de la subordination éndividuelle, car tous les chrétiens sont égaux dans le Christ et dépendent immé-
hiérarchie bien marquée : Dieu, le Christ, l'homme, la femme. Qu'on lise attentivement le contexte, on remarquera premièrement qu'il s’agit du Christ en tant que chef de l'Église, dans l'économie de la rédemption ; en second lieu, qu'il s’agit des rapports de l’homme et de la femme au point de vue chrétien et au point de vue social. En effet la question qui
s’agite concerne la tenue des femmes à l'Église, tenue déterminée par la situation des femmes dans l Église. Au point de vue individuel, la femme chrétienne est immédiatement unie au Christ rédempteur aussi bien que l’homme, mais il n'en est pas de même au point de vue social. Ici il y a une hiérarchie à observer en théorie et à maintenir en pratique. Comme chef de l'Église, le Christ dépend immédiatement de Dieu dont il est l’envoyé et le mandataire. L'homme dépend immédiatement du Christ qu'il représente dans les fonctions sacrées de la hiérarchie ecclésiastique. La femme — mariée ou non — dépend immédiatement de l'homme qui seul a part au gouvernement de l'Église. Et cette subordination doit se traduire extérieurement en acte, dans les assemblées religieuses, par le voile, symbole de dépendance, dont la femme se couvrira la tête, ainsi que par l'interdiction qui lui est faite de prophétiser, d'enseigner et de parler en public, devant les fidèles et leurs pasteurs.
Dieu est donc le chef du Christ médiateur et c’est dans ce rapport qu'ils sont d'ordinaire considérés quand ils sont nommés ensemble dans les doxologies et les prières solennelles. Paul attend la grâce, la miséricorde et les autres biens spirituels simultanément du Fils et du Père etil peut les demander indifféremment au Père ou au Fils'. Mais il semble avoir établi lui-même la règle habituelle de nos prières quand il écrit aux Colossiens : « Tout ce que vous dites ou faites,
diatement de lui (Gal. 328); il s'agit donc de la subordination sociale et
religieuse (1 Cor. 14%#; 1 Tim. 2!?). Plus loin, il est vrai, Paul confirme cette
subordination par l'histoire de la création (1 Gor. 118-% : l'homme est l'image
etle reflet de Dieu, la femme est le reflet de l’homme ; cf. 1Tim. 213-14); mais c'est dans un ordre d'idées tout différent.
1. Dans la formule initiale de beaucoup d'Épîtres : yéptç div xal elpñvn ämo Oeoù rarpos Au&y xal xvplou ’Incoù Xptotoù (Rom. 17; 1 Cor. 4%; 2 Cor. 1?; Gal: 45:Eph. 12; Phil. 12; 1 Thess. 11; 2 Thess 1°; 1 Tim. 12; 2 Tim. 12; Titslrs Philem. 3) et parfois ailleurs (Eph. 623,4 Thess. 31; 2 Thess. 216),
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faites-le au nom du Seigneur Jésus, rendant grâces par lui à Dieu le Père. » Et en effet puisque « toutes les promesses de Dieu sont devenues oui en lui », il est juste que nous adressions «par lui auPèrel’amen » denos bën édictions?.Peutêtre le souci de ne porter aucune atteinte,même apparente, à la rigueur du monothéisme hébreu n'est-il pas étranger à cet usage introduit par les apôtres et adopté depuis par l'Église, usage qui d’ailleurs, comme nous l'avons vu, n'empêche pas de prier le Fils à l'occasion et de lui adresser quelquefois les doxologies réservées à Dieu seul 3.
Quatre textes, empruntés à dessein aux trois groupes d'Épitres, nous diront quelle idée Paul se fait du Christ préexistant. Jésus-Christ est « élevé au-dessus de tout, Dieu béni à jamais »; il est « notre grand Dieu et Sauveur »; en Jui « habite la plénitude de la divinité »; enfin il est « subsistant dans la forme de Dieu ». Examinons brièvement la portée de ces témoignages.
Dieu béni à jamais. — Du sein d'Israël est sorti, « selon la chair, le Christ qui est élevé au-dessus de tout, Dieu béni dans tous les siècles # ». Cette phrase se rapporte si claire-