‹ La théologie de Saint PaulChapitre 42 sur 630 · Vers lan 52, au milieu du second voyage apostolique · texte numérisé non relu

Vers lan 52, au milieu du second voyage apostolique

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naire quand l'exposé historique prend des proportions insolites. Le plus souvent, l'objet principal en occupe le centre.

Paul n’écrivait pas lui-même ses lettres ; il se contentait d’ajouter un mot de sa propre main, en guise de signature. L'habitude de dicter était alors si commune que « dicter » signifiait «composer ». Certaines allusions des anciens feraient

23) 0ea supposer que le labeur matériel du scribe était considéré comme incompatible avec le travail du penseur. L'Apôtre se conformait à cet usage! qui peut expliquer plus d'une particularité de son style, les phrases inachevées, les changements de construction, les incidentes et les parenthèses sans nombre, les passages brusques d’une idée à l’autre et les retours fréquents d’une même idée. En relisant l'Épttre, loin d’en corriger les négligences, il y ajoutait des surcharges et des digressions nouvelles qui montrent sa suprême indifférence pour son renom d'auteur et son entier dédain pour le métier de puriste.

Lettres ou épîtres? — Les écrits de saint Paul sont-ils des lettres ou des épîtres? La question peut paraître bizarre; elle n’est ni sans intérêt ni sans importance, soit pour l’exégète soit pour le théologien. La lettre est une conversation à distance. Un épistolographe de l'antiquité la définit très bien : « Un écrit exprimant à une personne absente ce qu’on aurait à lui dire de vive voix si elle était présente. » Sans l'éloignement, la lettre n'aurait plus de raison d’être : une visite la remplacerait. Ce qui la distingue de l’épître ce n'est pas la longueur, car il y a des conversations très longues; ni le sujet, puisqu'une conversation peut rouler sur les questions les plus sérieuses ; ni le style, certaines personnes ayant naturellement

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