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mort de la croix ; — C) c’est pourquoi Dieu l’a exalté et lui à donné un nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur la terre et dans les enfers et que toute langue confesse que le Seigneur Jésus- Christ est [entré] dans la gloire du Pèref ».
Il y a dans chacune de ces trois étapes de majesté, d’humiliation et de gloire, comme deux phases distinctes. Avant tous les siècles le Christ était dans la forme de Dieu et Dieu par le fait mème, car la forme de Dieu tient à son essence ; et, comme Dieu, il avait droit aux honneurs divins aussi bien que son Père (rè eiva ox Oeü). Cette majesté ne l'empècha pas de se dépouiller et de s'abaisser : il se dépouilla (éxévwsey éaurév) non en rejetant la forme divine qui était inséparable de sonêtre, mais en cachantsa forme divine sous sa forme humaine eten renonçant ainsi pour un temps aux honneursdivins qui luiétaient dus; il s’abaissa (ëraretvusey £avrév) plus encore que ne l’exigeait sa condition d'homme, en se soumettant à la mort et à la plus ignominieuse des morts. Pour donner à son renoncement volontaire une récompense proportionnée, Dieu force maintenant tout être créé à lui rendre hommage et il oblige toute langue à confesser son triomphe.
Au risque d'anticiper un peu sur le chapitre suivant, essayons d’esquisser les traits principaux de cette image.
1. Le Christ est d’un ordre supérieur à tout être créé?, il est lui-même créateur et conservateur du monde; tout est par lui, en lui et pour lui’. Cause efficiente, exemplaire et finale de tout ce quiexiste, il est donc Dieu.
9. Le Christ est l'Image du Père invisiblef; il est Fils de Diea, mais non pas comme les autres fils; il l’est d’une manière incommunicable : il est /e Fils, le propre Fils, le Bienaimé et il l’a toujours été. IL procède donc de l’essence divine, il est consubstantiel au Père.