Cor
2. 2 Cor. 121-22 : ‘O ÔÈ Beéuwy pas odv duiv eiç XptoTdv nai ypiouc nus Oebc, d Lai cppaytoapevoc Ac xal dodç Toy appa6wva To [vedparoc ëv tai xapôtatc ALGV. Il faut bien noter que nous (ñu&c, u&y) désigne seulement Paul et ses collègues. Cela ressort de tout le contexte et en particulier de lincise
marqua comme d'un sceau (sspayioéuesves) en leur conférant les charismes qui légitiment leur apostolat aux yeux des fidèles. Ce sceau, ce gage, n’est autre que le Saint-Esprit, le dispensateur des charismes. Et Dieu opère ce prodige en dirigeant constamment les apôtres vers le Christ (ets Xpiorév) eten les y tenant fixés par sa grâce. On voit comment les personnes divines contribuent à doter les prédicateurs de la foi : le Père comme auteur premier des dons spirituels, le Fils comme source de leur vie surnaturelle, l’Esprit-Saint comme sceau de leur mission et gage de leur succès.
Nous retrouvons ce concours des trois personnes dans un autre texte d'une singulière énergie. Paul s'excuse d'écrire aux Romains avec tant de liberté apostolique en raison de la charge qui lui a été confiée « pour être le ministre du Christ Jésus à l'égard des Gentils, consacré au service de l'Évangile de Dieu, afin que l’oblation des Gentils devienne agréable, sanctifiée dans l'Esprit-Saint!' ». On reconnaît là,
avec vous (oèv duty). Il n’est donc pas question dela confirmation, commune à tous les fidèles, mais de l’apostolat, propre aux seuls prédicateurs de l'Evangile. — De plus le sujet de la phrase entière est sans contestation possible Dieu le Père, puisqu'il est mis en opposition personnelle avec le Christ et avec l'Esprit. L'action du Père est exprimée par quatre participes : un au présent (Be6u&v), désignant un secours permanent que les apôtres partagent en quelque mesure avec tous les chrétiens; ies trois autres au passé, marquant un acte transitoire, accompli une fois pour toutes dans les seuls apôtres, mais dont les effets peuvent durer encore.