‹ La théologie de Saint PaulChapitre 428 sur 630 · Rom. 1515 : Già tv papy tv dobetoav por &nd Toù Oeoù · texte numérisé non relu

Rom. 1515 : Già tv papy tv dobetoav por &nd Toù Oeoù

16 eîç to elvai me Xeutoupydv Xprotod ’Inooÿ eiç ta Eûvn, lepoupyoüvta td etayyehuov ToÙ OEod, Îva yévnrauà tpoopopà rov Élvwv edrpéGÈExTOS, RYLAOILEVN ëv Ivebüuatt &yiew.

La réunion des cinq termes Astroupyés, iepouoyodvra, mpoopopa, eünododextoc, Âyiasuévn, montre que ce passage est une allégorie ou métaphore continuée ayant pour point de départ la consécration à Dieu des Gentils dans le baptême, consécration conçue sous l’image d’un sacrifice offert à Dieu par les ministres du Christ, avec le concours de l'Esprit sanctificateur. — Paul n’y prend part que comme délégué du Christ auprès des Gentils : Xevoupyos signifie généralement « ministre sacré » (Hebr. 8 1-2 : J.-C. est &pyuepeus et T@v &yiwvAetoupyés); mais, dans les Septante, ce mot désigne souvent un ministre d'ordre inférieur (on disait ot tepets xai où Aervoupyot — les prêtres et les lévites). — Le rôle de Paul n’est que préparatoire et indirect : tepoupyeiv veut dire « accomplir un rite sacré » ou bien « exercer un ministère sacré à l'égard d’une chose » et se construit avec l'accusatif (tepoupy@v to etayyé- Moy — « étant ministre sacré de l'Évangile » qui dispose les Gentils à être offerts à Dieu). — Les mots à mpospopà tov Eôvwv sont un génitif d’apposition : « l’offrande, le sacrifice, dont les Gentils sont le sujet et la matière ». — Sous l’ancienne Loi toute victime légitimement offerte était agréable à

LE FILS DE DIEU ET L'ESPRIT DU FILS. 205 w Î

sans peine le langage du sacrifice. L'Apôtre exerce à l'égard des Gentils une espèce de sacerdoce; il est non pas sacrificateur mais aide et assistant (Aewvoupyé<) de l'unique grandprêtre de la nouvelle alliance, Jésus-Christ. La victime à offrir (xoosvopa) ce sont les Gentils : mourant avec Jésus-Christ dans le baptême, en union avec l’Hostie du Calvaire, ils deviennent comme elle des hosties d’agréable odeur. Paul les y prépare en se faisant le ministre sacré (ispoupyoëvra) de l'Évangile qui amène, pour ainsi dire, les catéchumènes au pied de l'autel. Il ne reste plus qu’à rendre la victime agréable à Dieu et digne de lui être offerte : tel est le rôle du Saint-Esprit. En résumé, c’est Le Père qui reçoit le sacrifice; c’est Jésus-Christ, par le ministère de Paul, qui le présente; c'est l'Esprit qui le sanctifie et qui le consacre.

L'examen détaillé de tous les textes trinitaires nous entrainerait trop loin !. Pour exprimer ce phénomène constant d'opposition relative et de compénétration mutuelle, en regard du rigoureux monothéisme qui, de l’aveu de tous, règne dans les écrits de saint Paul, il n’y a qu’une formule exacte : la trinité dans l’unité.

Le Père. — On a beaucoup exagéré le rôle de la paternité divine dans le Nouveau Testament. Jéhovah eut pour son peuple les soins et les sollicitudes d’un père tendre? ; les Israélites, collectivement et comme nation, étaient les fils de Dieu ou le fils de Dieu ?; même le roi théocratique, figure du Messie, recevait par exception le titre de fils4. Néanmoins la paternité divine prend dans le Nouveau Testament plus

Dieu (sümpéodextos, acceptabilis) et consacrée à Dieu (ytaouévn). L’offrande des Gentils deviendra telle par la présence et l'opération de l’Esprit-Saint : (Ev Iveluort &yiw). — L'ensemble du texte ne présente aucune difficulté, à condition d'établir la valeur exacte de chaque terme.

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