‹ La théologie de Saint PaulChapitre 453 sur 630 · LR SC ET PE · texte numérisé non relu

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sorte, selon le mot de Luther, l'humanité n’est pas hors du Verbe, ni le Verbe hors de l’humanité. Voir Loofs, art. Kenosis, dans Realencykl. für prot. Theol.3, t. X (1901), p. 247. — Gaupp (Die Union?, 1847, p. 96-117) revenait purement et simplement à l’hérésie d’Apollinaire de Laodicée, mais en accentuant le dépouillement du Logos qui, prenant un corps et une âme sensible, joue lui-même dans ce composé le rôle de l’esprit (xveüua) ou principe intellectuel et revêt toutes les conditions d’un esprit humain. — Hofmann (Schriftbeweis, t. II, p. 21) trouve que l’incarnation ne doit pas être considérée comme l’union du divin et de l'humain : « L’incarnation consiste à prendre le prédicat homme, au lieu du prédicat Dieu, en cessant d’être Dieu » (t. I, p. 146). Ebrard (Christi. Dogmatik, 1852) suit à peu près les idées de Hofmann, en soutenant que c’est la doctrine primitive de l’église calviniste. Gess, | qui traite longuement la question(Die Lehre von der Person Christi, 1854 et Christi Person und Werk, 1870), est encore plus hardi et plus absolu. À son avis, il n’y a pas en Jésus-Christ une double existence : le moi divin s’est changé en moi humain; il y a cessation totale de la vie divine du Verbe, le Père cesse d’engendrer le Fils et le Saint-Esprit ne procède plus du Fils mais du Père seul. — Les autres partisans de la kénose, tels que Delitzsch (System der bibl. Psychol., 1855, p. 204), Kahnis (Lehre vom heil. Geist, t. 1, 1847, p. 57), Lange (Christl. Dogmatik, t. IT, 1851, p. 767), Luthardt (Das johann. Evang., 1852-3), Godet (Comment. sur S. Jean, 1863-5) etc., ou n’ont rien d’original ou manquent de clarté. Quelques-uns (comme Zôückler, Steinmeyer, F. Franck, etc.) font des réserves. Il en est de même de Bodemeyer dans sa monographie, Die Lehre von der Kenosis, Gœttingue, 1860.

fl ne serait ni possible ni utile d’énumérer toutes les formes modernes de la kénose. Bruce, dans son ouvrage intitulé The Humiliation of Christ, les range sous quatre types généraux qu’il appelle : 1. absolute dualistic, ?. absolute metamorphic, 3. absolute semimetamorphic, 4. real but relative. La kénose est relative ou absolue suivant que le Logos dépose partiellement ou totalement les attributs divins; elle est dualiste ou métamorphique selon que le Logos reste distinct de l’âme humaine du Christ ou s’identifie avec elle.

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