Rom. 519, Voir p. 82-3. — 2. Rom
3. 1 Tim, 19. Il faut co mparer les textes relatifs à la mission du Christ
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ce mobile pour l’attirer ici-bas. Sur ce point, l'enseignement du Docteur des Gentils n’a rien de caractéristique; saint Jean, saint Pierre, l’auteur de l'Épitre aux Hébreux, les Synoptiques, parlent absolument comme lui. Tous met-. tent la mission du Christ en rapport avec le péché; tous présentent sa mort comme l’expiation de nos fautes; aucun ne laisse entendre qu’il serait venu sur la terre s’il n’y avait pas eu de pécheurs à sauver !. Comme rien ne supplée au silence de la révélation, quand on scrute le mystère des conseils divins, l'hypothèse de l’incarnation pour un autre ordre de providence ne peut avoir qu'une base précaire?; à moins d'imposer à Dieu, dans ses opérations ad extra, l'obligation du plus parfait qui est la négation même de la liberté.
Outre la mission spéciale qui l'accrédite, le second Adam doit posséder deux qualités essentielles: la nature humaine et l'exemption du péché.
Que Jésus-Christ soit exempt de péché, saint Jean, saint Pierre, et l'auteur de l’Épitre aux Hébreux l’enseignent aussi bien que saint Paul. Dans saint Jean, Jésus met ses ennemis au défi de le trouver en faute : Quis ex vobis arquet me de peccato ? Pour lui comme pour les autres évangélistes, l’immunité du péché en Jésus est une donnée de l'expérience; elle résulte d’une vie toute pure et toute sainte. Le rédacteur de l'Épitre aux Hébreux la déduit du sacerdoce du Christ : Le
(Rom. 82-4; Gal. 4*) et ceux où il est dit que Jésus-Christ a pour but de sauver le monde (Gal. 14; 1 Cor. 155; 2 Cor. 52! etc.).
1. Hebr. 104-T (le Verbe s’incarne pour suppléer à l'insuffisance des anciens sacrifices); Luc. 1910 (le Fils de l'Homme vient sauver ce qui était perdu); 1 Joan. #10 (Dieu envoie son Fils comme propitiation pour nos péchés); Joan. 317 (Dieu envoie son Fils pour sauver le monde). — Comparez aussi Hebr. 15; 217; 513; 92628; 1 Petr. 318; 1 Joan. 17; 22; 35, Apoc. 15 etc. :
9. C’est la raison donnée par saint Thomas, Summa theol. IIT*, qu. 1, art. 3. — Les Pères, dont on trouvera les textes dans Petau, n’assignent à l'incarnation d'autre motif que celui de sauver le genre humain. La thèse contraire ne peut évidemment aboutir qu'à un peut-être, non à une conclusion ferme. Il en serait autrement s’il était prouvé que la grâce des anges dérive du Christ et que la prédestination des anges est antérieure (signo rationis) à la prévision de la faute d'Adam. Mais aucune de ces deux thèses n’est péremptoirement établie et il faudrait qu’elles fussent démontrées ensemble; car il se pourrait que Dieu, prévoyant la chute de l’homme et l'envoi de son Fils comme Sauveur du genre humain, eût résolu d'accorder aux anges sa grâce par l'intermédiaire de ce Fils bien-aimé.
prètre idéal devant être « saint, sans souillure, séparé des pécheurs » par une infranchissable barrière, « aussi semblable que possible à ses frères, hormis le péché ». Saint Pierre la tire de la qualité de victime : « Le Christ est mort pour [expier] les péchés [des hommes]; lui, juste, pour des injustes »; et nous avons été rachetés « par le sang précieux de l’agneau sans défaut et sans tache, le Christ ». Quant à saint Paul, c'est sur la mission du second Adam qu'il fonde l’impeccabilité du Sauveur. Jésus-Christ reçoit mission de « vaincre le péché dans la chair » et il ne peutle vaincre dans les autres qu'après l'avoir vaincu en lui-même ; aussi, bien qu'il ait une chair toute semblable à la nôtre, il n’a qu’en apparence une chair pécheresse. Non seulement il n’a aucune expérience du péché, mais il ne saurait avoir rien de commun avec le péché; voilà pourquoi « Dieu le fit péché, afin que nous devinssions justice de Dieu en lui », sûr que loin d’être souillé par le contact des pécheurs, le Christ leur communiquerait sa propre justice !.
Mais autre chose est le péché, autre chose la nature humaine. « Si le Christ ne fut pas vraiment homme, dit Tertullien, toute sa vie n’est que mensonge » : mensonge sa naissance virginale, son agonie et passion, sa mort sur la croix, sa résurrection glorieuse ; mensonge, conclut saint Irénée, la rédemption tout entière. En effet, si Jésus-Christ n’était pas vraiment homme, il ne serait pas notre frère ; s’il n’était pas notre frère, il ne serait pas notre chef au sens strict de ce mot; s’il n’était pas notre chef, il ne serait pas notre représentant; sa grâce lui serait personnelle et sa justice ne serait la nôtre à aucun titre. Ainsi s'explique l’insistance avec laquelle Paul inculque sans cesse la réalité de la nature humaine du Christ.
1. Le rapprochement des quatre pu est instructif. Pour saint Paul, Rom. 85, voir note Le, p. 258-261 ; 2 Cor. 521, voir p. 294-295. — Pour saint Pierre, 1 Petr. 1 19 (éuvod auwopos a &onilov Kaor2) : 318 (dixaost Ürèp &dtmev). — Pour l'Épitre aux Hébreux, 726 (6otoc, &xaxoc, uiavtoc, xeXwptoumévos &nd Tüvy dpaproov) ; 9 L(guwmoc) ; 415; 1028 (ywpis amaptias). CF. 2 14-18, — PourS, Jean, 846 (ris 8E budv ESyyet Le mrept épaptiac).
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