‹ La théologie de Saint PaulChapitre 466 sur 630 · Commentaire?, t. I, p. 358. x à · texte numérisé non relu

Commentaire?, t. I, p. 358. x à

2. Eph. 5? : 6 XptoTès AYATNGEV dpäç xul TUPÉdWLEV ÉAUTOV ÜnEp ÂLOY TLOGPOPAV nai Auotay ro Oe els dauav ESwbXS. Il y a allusion manifeste à Ps. 39 (40)7: Ovotav xat mpospopäv (AT 25) oùx A08nouc, côua DÈ xarnpriow pot Êko- LOÜTOUX HA neo apriac (NON I n)\>) oùx frnoac. Tére eimov' ’Iod fre.

Ce qui fait croire que l’Apôtre a ce texte en vue, c'est l’analogie des idées, la citation répétée de l'Épitre aux Hébreux (105:8) et le fait que mpospopa ne se trouve pas ailleurs dans les Septante.

du Christ, l’oblation qu'il fait de lui-même et l'ordre de Dieu — forment un acte unique dont on peut bien distinguer les éléments, mais sans avoir le droit de les séparer. Voyons comment saint Paul présente ces deux nouveaux aspects du drame rédempteur.

Jésus-Christ s’est Livré lui-même à la mort: et il s’est livré pour nous sauver; et il s’est livré par amour : ainsi se résume son rôle actif dans la tragédie du Calvaire. Saint Paul ne se lasse pas de nous le répéter : « Le Christ vous a aimés et il s’est livré lui-même pour nous, oblation et hostie [agréable] ‘à Dieu, en odeur de suavité !. — Le Christ a aimé l’Église et il s'est livré pour elle, afin de la sanctifier 2. — Je vis dans la foi du Fils de Dieu qui m’a aimé et s'est livré lui-même pour moi ÿ. — Jésus-Christ s’est livré lui-même pour nos péchés, afin de nous arracher au siècle présent dominé par le mal, selon la volonté de Dieu notre Pèrei. — Le médiateur de Dieu et des hommes, le Christ Jésus homme, s’est donné lui-même [comme] rançon pour tous ÿ ». Ces textes se passent de commentaire. Paul couronne l’œuvre en nous rap-

pelant la manifestation glorieuse « de notre grand Dieu et Sauveur, le Christ Jésus, qui s’est donné lui-même pour nous afin de nous délivrer de toute iniquité 6 ». Dans cet enseignement, emprunté à dessein à tous les groupes de lettres, deux indications sont à relever : premièrement, si Jésus-Christ s'offre pour nous en sacrifice afin de nous sauver, c'est qu'il à seul qualité pour cela, puisqu'il est médiateur unique entre Dieu et les hommes; en second lieu, il ne le fait que d’après la disposition et avec la sanction de son Père qui lui en a donné le mandat formel. Cette dernière considération nous conduit de plain-pied à la seconde série de textes, où apparait l'initiative divine.

Par le fait qu'il envoyait son Fils pour sauver le monde, Dieu l’instituait son plénipotentiaire. Jésus-Christ n’avait plus qu'à consulter la volonté de son Père et à s’y conformer. C’est pourquoi l’offrande qu'il fait de lui-même, sur l'ordre de Dieu, a la valeur d’un acte d'obéissance, acte méritoire

1. Eph. 52, — 2, Eph. 525, — 3. Gal. 220, 4. Gal. 14, — 5,1 Tim, 96, — 6, Tit. 218,

qui, d’une part, annule et répare la désobéissance d'Adam, de l’autre, vaut à son auteur une récompense : « Comme par la désobéissance d’un seul homme la multitude [des hommes] furent constitués pécheurs, ainsi par l’obéissance d’un seul la multitude [des hommes] seront constitués justes !. — Il s’humilia en se faisant obéissant jusqu’à la mort et jusqu’à la mort de la croix; c’est pourquoi Dieu l’a exalté?. » En vertu de l’ordre divin reçu et exécuté pour le Fils, l’Apôtre peut dire indifféremment ou que le Christ s'offre en victime pour notre salut ou que son Père lelivre pour nous à la mort: « Il n’épargna pas son propre Fils, mais le livra pour nous tous 5. — Dieu fait éclater son amour pour nous en ce que, lorsque nous étions encore pécheurs, le Christ mourut pour nous #. » L'idée dominante de ces passages c’est que l’ordreintimé par le Père et l’obéissance spontanée du Fils sont, de la part du Fils et du Père, une égale etsouveraine manifestation d'amour. Saint Jean s'exprime d’une manière presque identique : « Dieu aima tellement le monde qu’il donna son Fils unique, afin que tout [homme] croyant en lui ne périsse pas, mais qu'il ait la vie éternelle 5. — En ceci se manifesta l’amour de Dieu |pour nous, que Dieu envoya dans le monde son Fils unique, afin que nous vivions par lui. Ce n’est point que nous eussions aimé Dieu, mais c’est que Dieu nous a aimés et qu'il a envoyé son Fils [comme] propitiation pour nos péchés 6. » L'auteur de l’Épitre aux Hébreux se rapproche encore plus de saint Paul pour la pensée sinon pour l’expression. La peinture du prêtre-victime, consacré par le Père, répond exactement et trait pour trait au tableau que nous avons tracé ci-dessus, d’après le Docteur des Gentils. Le nom de prêtre, il est vrai, fait ici défaut, mais l’acte sacerdotal n’y est pas moins clairement décrit. Des deux côtés, il y a une victime qui n’est autre que Jésus-Christ; c'est la victime même qui s'offre, se livre et se donne; et le Père intervient, non seulement pour accepter l’offrande, mais pour la commander. Des deux côtés, l’oblation constitue un acte d’obéissance et d’obéissance amoureuse. Des deux côtés, Le sacrifice a pour

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