‹ La théologie de Saint PaulChapitre 491 sur 630 · Is. 72. Cf. 43 10, — 4, 9 Paral · texte numérisé non relu

Is. 72. Cf. 43 10, — 4, 9 Paral

Habacuc, la foi d'Israël à la sortie d'Égypte : « Ils crurent à Jéhovah et à Moïse son serviteur!. » Partout la foi s'affirme comme un assentiment à la parole de Dieu ou de son prophète, mais l’élément intellectuel est rarement isolé; il s’y joint presque toujours un sentiment de sécurité, de confiance, d'abandon, d'obéissance, d'amour filial : l'adhésion de l’esprit produit la vibration du cœur.

En passant de l'Ancien Testament au Nouveau, nous mesurons d'un coup d'œil tout le chemin parcouru. La foi n'est plus signalée comme un fait exceptionnel, elle est désormais l'attitude normale du chrétien; les deux mots « foi » et « croire » se présentent à chaque page, en proportions à peu près égales; l’acception profane, complètement éliminée du substantif, tend à disparaître du verbe; enfin les deux termes ont acquis un sens technique qui permet de les employer absolument : la foi c’est l’acceptation de l'Évangile et croire c'est professer le christianisme?. Cette plénitude de sens rend malaisée l'analyse de la foi chrétienne; cependant

une comparaison attentive des textes nous suggère les re-

marques suivantes. La foi n’est pas une pure intuition, une tendance mystique vers un objet plutôt soupçonné que connu; elle suppose la prédication : Fides ex auditu; elle est l’adhésion de l'esprit à un témoignage divin. — La foi est opposée à la vision et quant à l’objet connu et quant à la manière de connaître ; l’une est immédiate et intuitive, l’autre a lieu par intermédiaire“. — Cependant la foi n’est pas aveugle; elle est prête à rendre raison d’elle-mème et aspire toujours à plus de clarté. — Elle est intimement unie, d’un côté à la charité et à l'espérance, avec lesquelles elle forme un inséparable trio, de l’autre à l’obéissance et à la conversion du

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