Ps. 58; 30 (31)1; 118 (119)40; 142 (143) ! etc
4, Ps. 142 (143)1. Trad. de M. l'abbé Pannier.
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« Ma justice approche, mon salut vient;
mon bras fera justice aux peuples.
— Observez le droit, pratiquez la justice ;
Car bientôt mon salut va venir,
et ma justice va se révéler.
— C’est moi dont la parole est « justice », [ moi ] qui suis grand pour sauver !. »
Il n’est pas difficile d'expliquer ce phénomène. La seconde partie d'Isaïe est un message de consolation. Le prophète est
chargé de crier à Jérusalem :
« Que ses corvées sont finies, que son péché est expié, Qu'elle a reçu de la main de Jahvé double | peine | pour tous ses crimes ?. »
Dès Lors la justice de Dieu ne s’exercera plus qu’en miséri-
cordes pour Israël eten vengeances contre ses ennemis. Nous
sommes ainsi préparés à cette justice du Nouveau Testament qui, loin d’exclure la miséricorde, la renferme comme un élé< ment essentiel, à cette justice salvifique et rédemptrice quise manifestera seule à l'égard des croyants, lorsque Jésus-Christ, auquel ils sont unis par la foi, aura opéré la propitiation pour leurs péchés. Mais cet aspect particulier ne doit pas faire oublier les autres.
La locution « justice de Dieu » n’est pas très fréquente dans le Nouveau Testament : elle paraît une fois dans saint Matthieu, une fois dans l’Épitre de saint Jacques et huit ou neuf fois dans saint Paul ?, Dans les deux premiers cas le sens reste douteux, quoique la justice de Dieu semble bien désigner quelque chose qui est en l’homme ou que l’homme peut s’appro prier; mais. c’est le langage de Paul qui nous intéresse princi = palement. lei nous nous trouvons en présence de deu x
acceptions bien distinctes. Quand il est dit que « notre injus-
tice met en relief la justice de Dieu‘ », il s’agit clairement
1. Is. 515; 561; 631. Cette association d'idées n’est pas entièrement spéciale à la seconde partie. Cf. Is. 30 !$.