‹ La théologie de Saint PaulChapitre 500 sur 630 · La justice intrinsèque de Dieu n’est pas uniquement la · texte numérisé non relu

La justice intrinsèque de Dieu n’est pas uniquement la

justice surnaturelle est déterminée de deux manières : à). Elle n’est que là où se trouve la foi; car, indépendamment de la foi, il n'y a point de distinction entre les hommes : Omnes enim peccaverunt et egent gloria Dei (v. 23); et c’est par la foi qu'ils doivent être justifiés (v. 24-26. — b) Elle se trouve partout où se trouve la foi véritable, car elle est produite par la foi (v. 22 ; Gxatoaüvn Gtà miorewc). C'est ce que Paul exprime en disant qu’elle se dirige d’une tendance spontanée vers (ei) {ous les croyants à qui elle est également destinée et qu’elle arrive et se repose sur (ét) {ous les croyants. Les mots xai xt mévras sont très probablement authentiques; et, s’ils le sont, ils ne peuvent guère s'expliquer autrement; car il est tout à fait arbitraire

. Gal. 216 ({Va xorwluev x miotewc Xpioroÿ) ; 38 (Èx méotewc dtxotot tà éOvn)

justice vindicative ou la justice distributive, c'est aussi — quelquefois principalement — la justice rédemptrice ; elle inclut la bonté, la grâce et la miséricorde, au lieu de les exclure ou

d’en faire abstraction.

3. La justice inhérente à l’homme n’est pas sans rapport avec la justice intrinsèque de Dieu. Dieu est juste et manifeste sa justice en justifiant l’homme. La justice créée est l’effet et le reflet de la justice incréée.

La justice issue de la foi. — En parcourant les lettres de saint Paul, avant toute analyse de détail, on est frappé par ce fait qu’il associe constamment à l'acte de foi la justice et la justification de l’homme. Ainsi « la justice de Dieu [est] par: la foi de Jésus-Christ!, la justice [vient ou résulte] de la foi?, la justice [repose] sur la foi? », en un mot c’est « la justice de la foit ». Pareillement « l’homme est justifié par la foi5 »; tous, Juifs et Gentils, sont « justifiés à raison de la foit »; Dieu « justifie quiconque relève de la foi d'Abraham? », enfin « à tout croyant la foi est imputée à justice$ ». Si nous examinons de près ces formules, nous verrons que la foi n’est pas une simple condition essentielle, dont la présence est requise on ne sait trop pourquoi, mais qu’elle exerce une véritable causalité de l’ordre moral. A parler exactement, ce n’est pas la foi qui justifie, c’est Dieu qui justifie par la foi; car la foi

n’est ni cause efficiente principale, ni cause formelle, mais

seulement cause instrumentale de notre justification. Dieu justifie par la foi (riorer ou dia isrews) comme canal de la grâce ; il justifie en vue de la foi, eu égard à la foi (èx riorewc), comme principe du renouvellement intérieur ; il justifie sur

de prétendre que eiç se rapporte aux Juifs etènt aux Gentils; ou que ëni désigne l’origine céleste de la justice; ou que les deux prépositions sont entièrement synonymes. +

1. Rom. 322 : Gixmooûvn Oeoù d1à méotewc ’Inooù Xptotod. . 2. Rom. 950 : Gixatootvnv Tv x Tiotews.

3, Phil. 39 : ràv [ôtxmooüvnv] duà miotewc Xprotoÿ.

4. Rom. 41:18 : r%ç Oxatooüvnc rh méoTeuwc.…. Là DXXLOGÜVNS TÉGTEW c.

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