I. STATISTIQUE ET CONSTATATIONS
1. Le verbe « croire ». — Sur cinquante-quatre cas, rioveietv est employé
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Le
quatorze fois absolument (surtout au participe : 6 xuoreowv=—le croyant, le
fidèle). Des quarante autres cas, il faut retrancher les sept exemples où rotebesfat au passif a le sens classique de « recevoir en dépôt » (Rom. 32; 1 Cor. 917; Gal. 27; 1 Thess. 9%: 2 Thess. 110; 1 Tim. Lit; Tit. 1). — Dans les trente-trois exemples restants, le régime indirect est exprimé vingt-six fois et le régime direct sept fois. Le régime indirect se construit : a) avec le.datif (huit fois) soit de chose (2 Thess. 21112: Rom. 1016) soit de personne (Rom. 4317; GAL 26200 im: MATIERE b)avec el; (Rom. 1019; Gal. 216: Phil. 1*). — c) avec ëèxi et le datif (Rom. 9%; 1011: 1 Tim. 1!). — d) avec ézi et l’accusatif (Rom. 45-?). — Le régime direct se construit : a) avec l’infinitif (Rom. 142 : rioteber payetv, mais le sens est spécial). — b) avec 6tt (Rom. 68; 10°; 1 Thess. 4). — c) avec l’accusatif (uépos tt mioteiw, 1 Cor. 1118; xévra moreber, L Cor. 137; mais le sens du premier exemple n’est pas religieux ni peut-être celui du second). Dans 1 Tim. 316 (èxtoteb0n ëv xdouw) le sujet du passif et par suite l’objet de l'actif correspondant est le Christ.
2. Le mot « foi ». — Le mot rot paraît dans toutes les lettres sans exception, cent quarante-deux fois en tout (non comprise l'Epitre aux Hébreux). Lorsqu'on a mis de côté les cas assez rares où la foi revêt une acception spéciale : fidélité (Rom. 3), bonne foi (Rom. 1422-%3), foi jurée - (1 Tim. 5'?) ou encore foi charismatique, foi des miracles (Rom. BR 1 Cor. 12°; 132), on remarque que la foi est presque toujours employée absolument ou, par exception, accompagnée soit d’un qualificatif soit d’un génitif, lequel peut être possessif ou objectif. On s'aperçoit aussi que la foi, suivant le contexte, désigne un acte, une habitude ou un objet, qui n’est autre que l'Évangile ou l’économie chrétienne. On hésitera quelquefois entre ces trois sens. Il est cependant permis de formuler les règles suivantes : A) La foi est actuelle quand elle est mise en rapport avec la justification qu’elle produit (Rom. 322-28-30; 45-9-11:18:16; 51; Gal. 25; 38-411; Phil. 3%). — B) La foi est d'ordinaire habituelle quand elle est accompagnée d’un pronom personnel au génitif (Rom. 181; 1 Thess. . 158; 92:5-6-7, etc.), quand elle se trouve dans une liste de vertus (Gal.
5%; 9 Thess. l‘; 1 Tim. l!* etc.), quand il s’agit de la foi qui demeure (1 Cor. 131), qui augmente (2 Cor. 105), ou du chrétien qui vit (Gal. 2°*), marche (2 Cor. 5°) ou persévère dans la foi (1 Cor. 16‘, etc.). — C) La foi est objective chaque fois qu’on peut la remplacer par l'Évangile; cela arrive, en particulier, quand elle est opposée à la Loi (Rom. 3! ; 4!* etc.) et dans un certain nombre de locutions : annoncer la foi (Gal. 1%), la parole de la foi (Rom. 108), l’obéissance à la foi (Rom. 15; 16%; Gal. 3? etc.), la foi qui vient, qui va venir (Gal. 3%, etc.).
Le génitif qui suit le mot « foi » est naturellement possessif quand c’est un pronom personnel : « notre foi, votre foi » ; il est objectif quand c’est un nom de chose, 2 Thess. 215 (èv nioter &Andelas), Col. 21? (auvnyépônte duà
tâe nlotews ris Evepyelas tod Oeod), Phil. 127 (ouvañAodvres ti rlotet ro edaYyyeA lou) : « la foi en la vérité, en la puissance de Dieu, en l'Évangile. Reste la locution « la foi de Jésus-Christ » qui fait l’objet de la note R:.