CHAPITRE II
Il n'existe pas dans le Nouveau Testament de terme général désignant les rites symboliques institués par Jésus- Christ pour conférer la grâce. Comme pvuoréptev, assez souvent traduit par sacramentum dans la Bible latine, prend quelquefois le sens de symbole ou de signe sacré, il sembla le plus propre à exprimer les véhicules sensibles de la grâce, quand on eut l’idée de les comprendre sous une appellation unique!. De bonne heure, le baptême, avec l'imposition des mains qui le scelle et l’eucharistie qui l'accompagne, furent nommés ainsi; mais la nature spéciale de ces trois rites, qui incorporent le néophyte à l'assemblée chrétienne et font penser aux initiations religieuses du paganisme, rendait difficile l’extension du nom de mystères aux autres sacrements. Le mot latin correspondant sacramentum se prêtait mieux, par son vague même, à signifier des institutions disparates, dont le trait commun était bien le caractère sacré, mais dont les rapports frappaient moins, à première vue, que les différences spécifiques : aussi est-il déjà appliqué à tous ou à presque tous les sacrements par saint Augustin, qui ne fait en cela que généraliser l’usage de Tertullien et de saint Cyprien. :
Des sept sacrements de l'Église, l’extrème-onction n’est pas mentionnée par saint Paul; ni la pénitence non plus?, très