‹ La théologie de Saint PaulChapitre 512 sur 630 · Eph. 118 : tepwriouévous toc éplaluodc th: xapôlac bu · texte numérisé non relu

Eph. 118 : tepwriouévous toc éplaluodc th: xapôlac bu

. 1 Thess. 5 5 : névrec yap dpeic viol pwrôs cote al viol ÂULÉpAc.

. Phil. 215 : oaiveofe ds puotipsc èv x6ouw.

Eph. 55 : vüv GÈ @: ëv Kuplw: es Téva porèc meprateïte.

Tit. 35 : Écwoev Aus à Joutpoÿ nakyyeveoias. Voir ci-après, p. 374. 1 Cor. 611 : gne)oVouobs.

. Eph. 5 26 : Eva adrav &ytéon xabapious T& Aoutp@ Toù Üoaros év pure.

La suite des pensées est celle-ci : Jésus-Christ s’est livré lui-même à la mort pour son Église, afin de la sanctifier en purifiant chacun de ses membres dans le baptême (ive, fin prochaine, parce que le baptême n’a d’efficacité qu’en vertu de la mort rédemptrice), afin de se préparer une Épouse toute pure et toute belle (iva rapaction, fin éloignée, parce qu’elle n'est obtenue qu'au moyen du baptême, application aux individus de la mort rédemptrice). — Il est assez vraisemblable que l'Apôtre fait ici allusion au bain par lequel l'épouse préludait à sa toilette nuptiale, mais il est hors de doute que tà houtpèv Toÿ Üoatos désigne le baptême. Le Sauveur veut sanctifier son Église pour qu’elle soit digne de lui et il la sanctifie en la purifiant « par le bain de l'eau » (xabapioag, en rapport avec l’aoriste évéon, marque non pas l’antériorité mais la simultanéité). — A quoi se rapporte l'expression èv fapart et que signifie-t-elle ? On ne peut la faire rapporter à &ytäoy, beaucoup trop éloigné; ni à 5& RoutTp& Toÿ Vdaroc parce qu’elle ne saurait former une expression unique soit avec Routpéy, soit avec üôwg et que la répétition de l’article (r@ ëv fiuare ou rod ëv fÂuart) serait par

Douper

purification matérielle : la lotion baptismale doit son efficacité à la parole toute-puissante qui l'élève à la dignité de rite sacramentel. Cependant ce n’est ni la purification de l'âme par la rémission des péchés, ni l'illumination de l’intelligence par la foi que saint Paul aime à mettre en relief quand il parle du baptême; c’est la mort et la résurrection mystiques figurées et produites par le sacrement.

Mort et résurrection mystiques. —- La renaissance de l'homme en Jésus-Christ a pour condition essentielle une mort préalable. Jésus-Christ n’est sauveur que par la croix et il ne nous sauve qu'en nous associant à sa mort : « Si un mourut pour tous, donc tous moururent!. » Mais, pour devenir salutaire, il faut que cettemort idéale se réalise en chacun de nous et c’est ce qui a lieu au baptème : « Ignorez-vous que nous tous qui fûmes baptisés dans le Christ nous fûmes baptisés en sa mort. Nous fûmes donc ensevelis avec lui par le baptême [qui est] en sa mort, afin que comme le Christ ressuscita des morts par la gloire du Père, de même aussi nous marchions dans la nouveauté de vie. Si, en effet, nous fûmes greffés sur lui par la ressemblance de sa mort, nous le serons aussi par [celle de] la résurrection, sachant que notre vieil homme fut crucifié avec lui afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché ; car celui qui est mort est affranchi du péché?. » Ce texte condense en quelques mots d’une admirable plénitude de sens les effets immédiats du baptème, les biens qu'il nous

conséquent indispensable ; elle se rapporte donc à xafapious. Quelques auteurs protestants veulent que ëv fñuart signifie « par la parole évangélique »; mais éñue, surtout sans article, ne signifie jamais et ne peut pas signifier l'Évangile; il faudrait un complément déterminatif, par exemple ua vhs miorewc (Rom. 108), Xprotoÿ (Rom. 10 17), @eoÿ (Eph. 617; Hebr. 65). D'autres (S. Chrysostome etc.) pensent qu'il s’agit de la formule du baptême; mais, si cette formule était directement et distinctement désignée, l'article (ëv T® gnuart) serait nécessaire. Le seul sens admissible est donc : « en la purifiant par le baptême de l’eau (datif instrumental) au moyen d'une parole » (ëv instrumental). L'eau du baptême n’a point seule le pouvoir de purifier l'âme; il faut qu'il s'y joigne « une parole », laquelle se trouve. être en fait la formule du baptême, bien qu'elle ne soit désignée ici que d'une façon générique : « Accedit verbum ad elementum et fit sacramen- {um » (S. Augustin).

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