‹ La théologie de Saint PaulChapitre 518 sur 630 · LA CONFIRMATION · texte numérisé non relu

LA CONFIRMATION

La collation du Saint-Esprit par l'imposition des mains étant si étroitement unie au baptème, les deux actes semblaïent n'être que les parties intégrantes d'un même rite. Sans doute, la question de saint Paul aux disciples d'Éphèse, qu’il croyait baptisés du baptème chrétien, montre assez que ces actes étaient non seulement distincts mais séparables! ; et, en fait, les Samaritains baptisés par le diacre Philippe ne reçcurent le Saint-Esprit que plus tard, à l’arrivée des apôtres? :

dans le Christ. — C) Les mots ëv Xeuor@ ’Inso pourraient dépendre de mio, car en grec biblique on dit quelquefois ioretewv ëv et aussi morts èv (Eph. 115; Col. 14), ce qui permet de supprimer l’article défini devant ëv X. "I. Nous serions donc fils de Dieu par la foi au Christ Jésus. Néanmoins il vaut mieux faire rapporter directement ëv Xptot® ’Incoÿ, ainsi que àà niotewc, à vioi Oeoù ëote (Vous êtes fils de Dieu par la foi, dans le Christ Jésus, ou bien : Vous êtes fils de Dieu dans le Christ Jésus, par la foi). 1. Act. 192. — 2. Act. 817-18,

néanmoins, comme il n’y avait pas d’autre motif de séparer la confirmation du baptème que l’absence d’un ministre légitime, ils étaient d'ordinaire conférés ensemble et formaient deux articles connexes de la catéchèse élémentaire'.

Saint Paul, tout en supposant que les chrétiens ont reçu l’Esprit-Saint au baptème, ne mentionne l'imposition des mains qu'à propos du sacrement de l’ordre. Beaucoup de théologiens veulent voir une allusion à la confirmation dans le passage suivant : « Celui qui nous fortifie avec vous dans le Christ c'est Dieu, qui nous a aussi marqués d’un sceau et nous a donné les arrhes de l'Esprit’. » L’argumentation fondée sur ce texte est bien précaire. Elle ne peut guère s’appuyer sur les verbes fortifier ou confirmer (Bséaiüy, qui confirmat), sceller (cppayisaueves, qui signavit), oindre (ypicac, qui unæit) ; car ces termes ne s’appliquèrent à la confirmation qu’à la faveur d’une terminologie beaucoup plus récente et d’ailleurs le sujet de ces verbes est Dieu, non le ministre sacré. En outre il ne s’agit pas ici de tous les fidèles mais de Paul et de ses compagnons, spécialement de Silvain et de Timothée; or on ne voit pas comment ces derniers pourraient rapporter à un don qui leur est commun avec tous les chrétiens, le courage nécessaire aux apôtres pour le digne exercice de leur ministère. L'onction d'où découle cette force divine c’est leur vocation même à l’apostolat; et le sceau qui les marque à son empreinte, ce sont les opérations du Saint-Esprit par lesquelles leur mission s’autorise.

Il y a cependant une allusion assez claire à la confirmation dans un texte où La plupart des théologiens ne l'aperçoivent

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