LA CONFIRMATION
pas : « Comme le corps est un et qu’il a plusieurs membres et que tous les membres du corps, malgré leur nombre, sont un seul corps, ainsi en est-il du Christ; car, dans un même Esprit, nous tous, soit Juifs soit Grecs, soit esclaves soit hommes libres, nous fûmes baptisés en un seul corps, et tous nous fûmes abreuvés du même Esprit!. » Quatre raisons nous font penser que cette infusion de l'Esprit désigne le sacrement de confirmation : 1. Le verbe à l’aoriste (irericôruey) indique non pas un état permanent, ni une action souvent répétée, mais un rite transitoire analogue et parallèle à celui du baptême. — 2. D'un autre côté, on ne peut songer au baptême lui-même, qui vient justement d’être nommé, ni au breuvage eucharistique qu’on ne saurait reconnaitre sous cette énigme. — 3. Les paroles de Paul décrivent la formation du corps mystique : par le baptême, lenéophyte est greffé sur le Christ, plongé dansle Christ, incorporé au Christ; alors intervient le Saint-Esprit, âme-de l’Église, pour lui infuser une vie nouvelle; la collation de l’Esprit-Saint complète l’incorporation du baptême. — &. Dans l'Ancien Testament comme dans le Nouveau, la mission de l'Esprit de Dieu se présente d'ordinaire sous le symbole d’une effusion, d’une pluie, d’un effluve*. Est-il image plus apte à désigner le rite sacré qui renouvelle et perpétue au sein de l'Église le miracle de la Pentecôte ?