I. BAPTISER ET BAPTÈME
1. Le mot Barrew est le fréquentatif de fértetv « plonger », quise lit seulement quatre fois dans le Nouveau Testament mais qui est com-
mun dans les Septante où, par contre, le fréquentatif Barriçew ne se.
trouve que quatre fois (2 Reg. 54; Is. 21* [au figuré]; Eccli. 34%, Judith, 197).
Baptiser signifiera donc étymologiquement « plonger dans l’eau à
plusieurs reprises ». Mais ce sens étymologique est modifié par l'usage. :
Déjà dans 2 Reg. 5* Bantiteolar (trad. de ban) équivaut à Xobechar comme le montre le rapprochement du v. 10; Eccli. 3430 (Barri£ôpevos àr0 vexçoù — se purifiant de la souillure contractée par le contact d’un cadavre) et Judith, 127 (é6axtifero ënt rüs rnyis — elle se lava à la fontaine) prouvent qu'il se disait d’une purification légale ou d’une simple lotion sans aucune idée d'immersion et à plus forte raison d'immersion répétée.C’est en effet le sens que nous constatons dans le N. T. soit pour le verbe soit pour le substantif : Marc. 7! (ar’ æyopäs ëàv un Bartiswvrar où éshlovav, variante éaytiswvrai); Luc. 11%8 (où rpüroy é6artisôn reb toù &pisrov); Hebr. 910 (ëxt Bpupast za répact xat Giapéoots Bartiauots). Le mot s’employait encore au figuré pour signifier « plonger dans » l’afiliction, les calamités, ete., comme dans Is. 21{ (dvopia pe fanriter, trad. de MŸ2). Ce sens se retrouve dans Marc. 1038-39; Luc. 1250. Mais, en général, « baptème » et « baptiser » désignent absolument le baptême de Jean ou le baptéme chrétien.
La série des acceptions du mot « baptiser » est donc la suivante :
A) Plonger (dans l’eau) à plusieurs reprises, où simplement plonger.
B) Purifier en plongeant dans l’eau, ou simplement laver.
C) Conférer le baptême par immersion ou autrement.
2. Dans S. Paul le mot « baptême » paraît trois fois seulement et désigne toujours le baptème chrétien, deux fois comme sépulture mys-
tique, une fois comme principe d’unité dans l’Église :
a) Rom. 6 : ouveréenuev adtéj Gtà Toÿ Bartiouaros.
b) Col. 212 : auvrapévres adr év To Partiopart.
c) Eph. # : ets Küpuos, pla rlotis, êy Pérrioua.
On peut noter que l'Apôtre ne se sert pas de la forme active fartioués mais de la forme passive férriope, qui marque plutôt le résultat du baptème, bien qu’en pratique les deux formes soient à peu près équivalentes.
Le mot « baptiser » paraît treize fois, mais trois fois il s’agit d'un baptéme par analogie : 1 Cor. 15% (bis), il est question du rite obscur appelé baptème pour les morts (of Barriémevot brèp Tüv vExp@v) ; 1 Cor. 102: « Tous furent baptisés en Moïse (sis rùv Muvsäv) dans la nuée et dans la mer », comme les chrétiens sont baptisés au Christ. Les dix autres
exemples sont réunis dans quatre textes :
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a) Rom. 6 (bis) : être baptisé au Christ Jésus (st Xotorov ’Insoëv) où | en sa mort (sis tov Pévatov aûtoÿ). É ;
b) Gal. 377 : être baptisé au Christ (eis Xpiotov).
c) 1 Cor. 1213 : être baptisé en un seul corps (ei: èv ua). d) 1 Cor. 11315 : baptiser au nom de quelqu’un (sis +0 ôvoua); 115416 : baptiser quelqu'un ; 1!7 : baptiser (absolument).
On voit que l’Apôtre emploie ces deux locutions remarquables qu’il est à propos d'étudier de près : baptiser en (ei) quelqu'un ou quelque chose et baptiser ww nom (:è + dvoux) de quelqu'un.