Sur le royaume de Dieu, voir p
3. 2 Cor. 616 citant Lev. 2611-1? avec allusion possible à Ezech. 371. Cf. Rom. 925-26 citant Os. 225 et 110; Tit. 214 avec allusion à Ex. 195.
+ Le
nouvelle, le titre de fils a changé de nature ; de collectif qu'il était, il est devenu individuel : dès lors, ce n’est plus l'Église qui est fille de Dieu; ce sont les fils de l'Église qui possèdent personnellement la filiation adoptive!. Le nom d’épouse aurait dû suivre une évolution analogue. Mais ce symbole du mariage, qui joue un rôle si considérable chez les prophètes?, tient peu de place dans le Nouveau Testament. Saint Jean et saint Paul s’en souviennent, le premier en décrivant les noces de l’Agneau?, le second quand il appelle le mariage un grand mystère « par rapport au Christ et à son Église“ », et lorsqu'il s’attribue les fonctions et les sentiments du paranymphe, chargé de conduire au Christ l'épouse qu'il s’est fiancée®. Mais le Dieu jaloux des prophètes n’est point passé aux évangélistes : aussi, l’allégorie du mariage n’a-t-elle pas suivi son développement normal, qui aurait fait de l’âme individuelle l'épouse du Christ. Cependant il y a dans saint Paul et dans l'Évangile assez d’allusions pour justifier le langage des écrivains mystiques6. 11 fallut le mystère de l’incarnation — un Dieu fait homme et un homme fait Dieu, deux natures infiniment distinctes jointes sans confusion dans l'unité d’une même personne — pour laisser soupçonner une union encore plus intime que celle des époux. Les esprits y étaient préparés par le tour qu'avait pris, dans la bouche du Sauveur, l’allégorie de la vigne. En promettant l’eucharistie et après l'avoir instituée, Jésus avait parlé de son union avec Les communiants en des termes qui impliquaient une identité d'opérations, de fonctions et de vie. Ses paroles posaient la base de la doctrine
1. Rom. 81#: «Quicumque spiritu Deiaguntur ii sunt filii Dei. » La filiation adoptive est l'apanage individuel des chrétiens. Rom. 815-?3 ; Gal. 45 ; Eph. 15. Au lieu de vièc @coù, S. Paul dit aussi téxvov, préféré par S. Jean.