‹ La théologie de Saint PaulChapitre 560 sur 630 · Cor · texte numérisé non relu

Cor

6. Rom. 16? (@Elws Tov &yiwv); Eph. 4! (G£lws Th x\nTews ñs ÉxANOMTE); Phil. 127 (&élwc To evayyehtou); Col. 110 (&£lws Toù Kuplou); 1 Thess. 212 (GEiws Toù Oecod). — Règle négative : non pas comme les païens, 1 Cor. 611; Eph. 417-21: Tit. 35-7, etc.

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les Voies, ce petit abrégé de morale inséré dans deux des plus anciens monuments de la littérature chrétienne, la Doctrine des apôtres et l'Épitre de Barnabé.

Nature nouvelle. — Si l'on objecte que nous remettons par un subterfuge le chrétien sous le joug de la Loi dont le Christ l'avait affranchi et que la situation de l'enfant baptisé, héritant de l'obligation avant de la connaître, est identique à celle de l'enfant juifné sujet de la Loi, nous répondrons qu’il n’en est rien. Sans doute l’Apôtre, s'adressant à des convertis de fraîche date, songe à la foi actuelle des adultes; mais sa doctrine peut s'appliquer aussi à la foi habituelle de l'enfant chrétien. La foi, actuelle ou habituelle, a toujours la même tendance; elle est de sa nature un élan spontané de l'esprit et du cœur par lequel l’homme abdique entre les mains de Dieu son intelligence et sa volonté. S'il y a une différence, elle est toute à l'avantage de la foi habituelle, car ici l'Esprit-Saint opère seul et rien n’entrave son action. Or l'impulsion intime de l’Esprit-Saint ne saurait être comparée à une coaction extérieure; elle soulève l'homme au licu de l’opprimer; elle ôte à l'obéissance son caractère servile. Le chrétien est fait par le baptème sujet de la loi de grâce, comme il naït sujet de la loi de nature; mais, à proprement parler, il n’est pas sous la loi, parce qu'il n’est pas, comme Israël, sous le joug de la loi. Car personne ne soutiendra que la loi naturelle, inhérente qu’elle est à notre être, soit pour l’homme un joug étranger. Or la loi du Christ est au chrétien ce qu'est à l’homme la loi naturelle. Notre incorporation au Christ mystique n’est pas seulement une transformation et une métamorphose, c’est une création véritable, la production d’un être nouveau!, sujet de nouveaux droits et par conséquent de nouveaux devoirs : « Ignorez-vous donc que nous tous qui fûmes baptisés dans le Christ Jésus, nous fûmes baptisés en sa mort? Nous fûmes ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme il est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous marchions de même dans la nouveauté de vie. Car si nous fûmes entés sur lui par la

1. 2 Cor. 517 (et nie v Xptor®, mœuvh xtioic); Eph. 210 (xmiobévres ëv X. ?L.); Gal. 618; Eph. 216; 222, etc.

ressemblance de sa mort, nous le serons aussi par celle de sa résurrection; sachant bien que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché soit anéanti, pour que nous ne servions plus le péché!. » Pour quiconque

s'est familiarisé avec la pensée de Paul cette phrase intra-

duisible n’a rien d'obscur. Le rite du baptême, opérant ce qu'il signifie, nous engendre à la vie divine. Il nous fait mourir à nous-mêmes en nous plongeant dans la mort du Christ; il nous infuse la sève divine en nous greffant sur lui; il nous enveloppe de sa grâce et de son esprit en nous immergeant dans son corps mystique. Dès lors, « ce n’est plus moi qui vis, c’est Jésus-Christ qui vit en moi? ».

Il est évident que cet être nouveau entraîne des opérations nouvelles : Operatio sequitur esse. Pour connaître la nature et l'étendue de nos obligations, il suffit de nous connaître nous-mêmes et, pour bien nous connaître, il suffit de réfléchir aù mystère de notre naissance surnaturelle. Que voyons-nous au baptème? Une mort, une résurrection, un ensevelissement, un retour à la lumière : et ces quatre choses produites par le rite sacramentel qui ies symbolise sont destinées à durer toujours; et non seulement à durer, mais à croître et à se développer. La mort au péché est de soi consommée et définitive, car Jésus-Christ en mourant brise le sceptre du péché et, en nous faisant mourir avec lui, nous associe à sa victoire; mais, à la différence de la mort physique, la mort au péché est susceptible de plus et de moins; ce n’est pas assez de la maintenir, il faut la parachever : « Vous êtes morts et votre vie est cachée avec le Christ en Dieu... mortifiez donc les membres terrestres : fornication, impureté, passion, désir mauvais *. » Porter toujours plus loin l’état de mort de Jésus, voilà l'idéal. La vie de la grâce, éternelle de sa nature, veut, elle aussi, être incessamment fortifiée et

renouvelée : « Si vous êtes ressuscités avec le Christ, cher-

1. Rom. 65-6, Le verbe principal est à l'aoriste (é6antioônuev, uverépnue, ouveotaupwôn), parce qu’il exprime le rite sacramentel qui passe; mais les résultats produits sont au présent et les conséquences pour la vie morale ou la vie glorifiée sont au présent ou au futur (oéugure yeyévauev, tñ: &vootdcews écopebx).

9, Gal. 220. — 3. Col. 35.

chez les choses d'en haut. aspirez aux choses d'en haut, non aux choses terrestres !. » Notre ensevelissement dans le Christ doit suivre un progrès analogue; aussi l’Apôtre après avoir dit : « Vous tous qui fûtes baptisés dans le Christ, vous avez revêtu le Christ », ne laisse-t-il pas d’ajouter : « Revêtez : le Seigneur Jésus-Christ? », car cet acte comporte des degrés indéfinis. Enfin Paul implore pour les néophytes illuminés par le baptème des lumières de plus en plus vives et les Invite à marcher de clartés en clartés *.

De la nouvelle nature reçue au baptême découlent quatre relations nouvelles :

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