‹ La théologie de Saint PaulChapitre 563 sur 630 · Rom. 1245: Eph. &12-16; Col. 219. — 2. Rom · texte numérisé non relu

Rom. 1245: Eph. &12-16; Col. 219. — 2. Rom

3. Col. 212: C'est le Christ mystique qui opère sa propre croissance (Tv adEnouw Toù cwpuros mouitat); les membres n’ont qu’à n’y pas apporter d'obstacle. Cf. Eph. 415-16,

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iraits proposés à notre imitation sans être imposés à notre conscience : payer ses dettes, c’est justice; rendre plus que son dû, c’est générosité ou reconnaissance; donner tout sans compter, c’est amour.

Paul n'est pas de ceux qui comptent, de peur de trop donner. L’œil fixé sur le but et tous les muscles tendus, comme les coureurs du stade, il ne regarde pas en arrière, il n’aspire qu’au terme, il ne voit que le trophée où est déposée la couronne. S’estimant toujours bien loin de la perfection, mais conscient des efforts qu'il fait pour eu approcher, il peut dire sans orgueil à ses néophytes : « Imitez-moi comme j'imite le Christ. »

Le chrétien et l'autorité civile. — La régénération baptismale est une seconde naissance qui rend les chrétiens égaux et libres. « Vous tous qui fûtes baptisés dans le Christ, vous avez revêtu le Christ : plus de Juif ni de Grec: plus d’esclave ni d'homme libre, car tous vous êtes un dans le Christ Jésus !. » Les différences de nationalité, de condition, de sexe, ne comptent plus; elles s’effacent devant cette unité supérieure qui les concilie; elles sont absorbées en quelque sorte par la forme spécifique nouvelle que revêt le néophyte et qui n'est autre que le Christ. Voilà pour l'égalité. La liberté chrétienne naît des mêmes principes. Affranchi par le Christ, le chrétien n'appartient plus qu'au Christ; la liberté reçue au baptême est inaliénable : « Le Christ vous octroya la liberté; tenez donc ferme et ne retombez pas sous le joug de la servitude ?. » Il s’agit du joug de la Loi: mais la portée du principe est générale : « Vous fûtes achetés d’un [grand] prix; ne devenez pas esclaves des hommes5. » On conçoit quel abus des esprits mal disposés pouvaient faire de ces maximes. Saint Paul et saint Pierre durent également protester contre les faux interprètes de leur pensée : Vous êtes libres, dit l'un, mais vous êtes aussi les serviteurs de Dieu;

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