‹ La théologie de Saint PaulChapitre 564 sur 630 · Gal. 32728, __ 9, Gal. 51. — 3. 1 Cor · texte numérisé non relu

Gal. 32728, __ 9, Gal. 51. — 3. 1 Cor

ne faites pas de la liberté un masque à déguiser votre malice. « Vous fûtes appelés à la liberté, dit l’autre; seulement que la liberté ne soit pas une excuse à la chair?. » N’allez pas vous imaginer être exempts des liens de subordination et de dépendance, des engagements et des contrats, des rapports établis par la nature ou créés par un fait contingent. L'égalité chrétienne consiste en ceci qu'au point de vue religieux tous ont les mêmes droits et les mêmes devoirs, relèvent du même souverain juge, traitent directement avec le même Dieu. La liberté chrétienne délivre de l'esclavage du péché et de la Loi antique; mais elle ne supprime nullement les relations hiérarchiques de la société et de la famille. La fraternité elle-même, la marque la plus caractéristique des chrétiens, qui semblerait n'apporter que des privilèges, impose, elle aussi, des devoirs : la charité, le support mutuel, la tolérance, l'obligation d'éviter le scandale. On peut dire sans paradoxe que les devoirs sociaux du chrétien sont en raison directe de ses droits.

Le mot de Jésus : « Rendez à César ce qui est à César et

à Dieu ce qui est à Dieu » est d’un tour si incisif qu'il avait dû se graver profondément dans toutes les mémoires. Il n’en était pas moins opportun d'’inculquer ce devoir et d’en montrer la raison d’être. C’est ce que fait saint Paul au chapitre xx de l'Épitre aux Romains : « Que toute âme se soumette aux autorités supérieures; car il n’est pas d'autorité si ce n’est de Dieu et celles qui existent sont ordonnées par Dieu, de sorte qu’en leur résistant on résiste à l’ordre de Dieu même et ceux qui résistent s’attireront une [juste] condamnation. Car les magistrats ne sont pas à craindre pour les bonnes actions mais pour les mauvaises. Veux-tu ne pas craindre l'autorité? Fais le bien et tu en recevras l'éloge; : car le prince est pour toi le ministre de Dieu pour le bien. Mais si tu fais le mal, crains; car ce n’est pas en vain quil porte le glaive, étant le ministre de Dieu pour châtier dans sa colère celui qui fait le mal. Il faut donc obéir non seulement à cause de la colère mais encore à cause de la conscience.

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