‹ La théologie de Saint PaulChapitre 566 sur 630 · Rom · texte numérisé non relu

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2. Rom. 131-2 : Iäca buyn tovoias Ünepeyoücoic Vroraccéchw où Yap ÉoTty étouoix ei ph dmd Oeod, ai Où oÙoat drd Oeod rerayuévar eloiv: dore 6 AVTITAOGOLEVOS

Th Ébovoia Th Toù Oeoù diatayh avOéotnxev. — A) Le précepte est général : il e? VS s A . : : : + s'adresse à /oute âme (expression biblique pour toute personne, tout indi-

prince est le « ministre de Dieu » (Giéxovos), Le « lieutenant de Dieu » (Aeroupy6c), pour promouvoir le bien de la société, en particulier pour louer et récompenser les bons citoyens, pour terrifier et punir les mauvais. S'il porte le glaive, c’est au nom de Dieu; s'il est vengeur du crime, c'est au nom de Dieu. « Il faut donc lui obéir, non seulement en vue du ch4timent » à éviter, « mais aussi par raison de conscience »; car la colère dont il menace le rebelle est juste et sanctionnée par Dieu. C'est encore par motif de conscience qu'on doit acquitter les impôts. En les exigeant, le souverain n’en est pas moins le ministre de Dieu, préposé à cet office pour la défense et la bonne organisation de la société dont il a la garde !. La parole qui résume tout : « Rendez à chacun ce

vidu) et concerne toute autorité supérieure, tous les détenteurs de l'autorité publique de quelque nom qu'ils s'appellent. Le latin sublimioribus fait entendre qu’il ne s’agit que de l'autorité suprême, et Ünepeyoüows, s’il ajoute quelque chose à éfovoiuc, doit avoir ce sens. Cf. 1 Petr. 213 (etre Baorhet wc dnepéyovt:); Sap. 6 (où les rois sont aussi ünepéyovrec). De fait, S. Paul dans la suite parle des princes qui portent le glaive, lèvent le tribut, exercent la vengeance : tout cela ne convient qu'à l’autorité suprême. — B) L'autorité en soi, considérée d’une manière abstraite, est établie par Dieu (ÿmxù @eoÿ) : Dieu, le fondateur de la société, est aussi l’instituteur de l’autorité sans laquelle nulle société ne peut vivre. Bien plus, on ne conçoit pas d'autorité qui ne dérive de Dieu, principe de tout être physique et moral. — C) Les autorités concrètes (ai Gë oùox1 sous-entendu étousta = les autorités qui existent en fait, c’est-à-dire les détenteurs actuels de l'autorité) sont constituées, sanctionnées, voulues par Dieu. C'était une vérité alors universellement reçue queles princes tiennent de Dieu leur pouvoir : Sap. 65 (éd6ûn napà vob xupiou à xparnou Ouiv a h Ôuvacteix maoù dbiorou); Joan. 1911 (Non haberes potestatem adversum me ullam, nisi tibi datum esset desuper); Josèphe, Bell. Jud. II, VIII, 7 (où yüp dtya Oeod nepryivecbai tive ro &cyetv), Enoch, xLvi, etc. Bien entendu, $. Paul ne nous apprend rien sur l'origine immédiate ou médiate, directe ou indirecte, du pouvoir. Il ne dit pas non plusce qu'il y aurait à faire au cas où l'autorité serait douteuse, contestée, évidemment usurpée et illégitime. Il se met dans les conditions normales de la vie. — D) De quelque manière que l'autorité concrète procède de Dieu, elle gouverne au nom de Dieu et lui résister c'est résister à la volonté, à l’ordre (rh duatay) de Dieu. La conséquence est évidente.

1, Rom. 133-6. L'exercice du pouvoir est aussi de Dieu : A) Les princes (&pyovres — les chefs d'état, quel que soit leur nom) ont pour mission de promouvoir le bien : @eoù yèp &axovés éottv ooù eiç to dyafov. Les méchants seuls doivent les redouter, les bons n’en ont rien à craindre; car les princes sont «les ministres de Dieu pour le bien » de la société, ainsi que pour le bien des individus (oot). — B) Mais ils sont aussi les ministres de ses vengeances : @eoù yap diduovds otiv, Exduxoc elc dpyAv té Tù xœxdv rpéocovrt. Ils ne portent pas en vain le glaive, symbole du droit de vie et de mort : droit formidable qui ne peut venir que du Maitre de la vie. Leurs vengeances sont les vengeances de Dieu même; il s'ensuit qu'il faut leur obéir non seulement par la perspective du châtiment (üà rv 6pynv, cf. v. 2 : xpipa Xfbovtat),

qui lui est dû » montre qu'il ne s’agit pas d’un simple conseil, mais d'une obligation véritable.

Au moment où le Docteur des nations écrivait ces lignes, l’autorité impériale apparaissait partout sous son jour le plus favorable; le fameux quinquennium de Néron duraït encore ; le monde était gouverné par des sages et par des philosophes; malgré les abus, les vexations, les exactions de quelques-uns de ses délégués, Rome symbolisait dans les provinces l’ordre, la justice et la liberté; Paul n'avait guère eu qu'à se louer des magistrats romains rencontrés sur sa route. Mais, lorsque les dispositions du pouvoir envers l'Église changèrent, l’enseignement de l’Église ne changea pas. C’est alors que Paul enjoignait à Timothée de faire prier « pour les rois et pour tous les détenteurs du pouvoir ! », qu’il prescrivait à Tite de prêcher la soumission et l’obéissance aux pouvoirs établis ?. C’est alors que Pierre écrivait : « Soyez soumis à toute institution humaine à cause du Seigneur : soit au roi comme à celui qui possède l’autorité suprème, soit aux gouverneurs comme à ceux qu'il a délégués pour punir les méchants et louer les bons. Car telle est la volonté de Dieu *. » Un commentateur moderne a découvert entre les deux apôtres un curieux contraste. Pierre serait républicain et Paul monarchiste; le citoyen romain serait impérialiste en politique comme en théologie, le Juif de Galilée partagerait les tendances révolutionnaires de ses compatriotes . C'est trop d'imagination pour un commentateur critique. On pourrait aussi bien soutenir le paradoxe contraire; car saint Pierre parle du « roi » (nom de l’empereur romain en Orient) et de ses délégués, propréteurs ou proconsuls, tandis que saint Paul, pour rendre son enseignement indépendant des temps et des

mais par conscience (à tv ouveiônstv), parce que le principe du châtiment infligé par eux est juste. — C) Ils sont aussi chargés par Dieu de lever les impôts nécessaires au bon fonctionnement d'un état : Xeroupyot yàp Oeoù eiouv els aûro roûto mposxaprepodvres. Le mot Xetroupyéç est encore plus fort que Ôtéxovos, car il exprime souvent une fonction sacrée. Les princes sont assidûment occupés (rposraprepoivres) à cet office (eiç «ûro voûte) et cela en qualité de Xerroupyoi Oeoù.

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