‹ La théologie de Saint PaulChapitre 567 sur 630 · Tim. 21-2, — 9, Tit. 31. — 8, 1 Petr · texte numérisé non relu

Tim. 21-2, — 9, Tit. 31. — 8, 1 Petr

h. Bigg, The Epistles of S. Peter, etc., Édimbourg, 1901, p. 139.

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lieux, s’abstient de toute désignation spéciale. Une différence moins illusoire c’est que le Docteur des Gentils, par une exception peut-être unique, se tient ici constamment sur le terrain du droit naturel et trace aux fidèles leur devoir en tant que citoyens et en tant qu'hommes, au lieu que son collègue, se plaçant sur le terrain du droit chrétien, en appelle à la volonté de Dieu et à l’ordre du Seigneur.

L'obéissance à la loi civile a pour limite la loi divme; mais il ne convenait pas d'envisager l'hypothèse d’un confit entre la loi de Dieu et la loi de l’homme. Le cas échéant, les fidèles avaient pour guide le précepte évangélique !; leur raison leur disait que l'autorité supérieure doit l'emporter; la conduite des apôtres devant le sanhédrin leur dictait la réponse à faire?. À part cette exception, qui ne déroge pas au principe général d'obéir à l'autorité, les chrétiens des premiers siècles se distinguèrent toujours par leur soumission et leur déférence aux pouvoirs publics. Ce fut le triomphe des apologistes et la réfutation péremptoire des calomnies populaires sur une prétendue hostilité des chrétiens contre les institutions impériales. Saint Clément de Rome, saint Polycarpe, saint Justin, Tertullien et Origène, pour n’en pas citer d’autres, nous apprennent avec quel zèle l'Église naissante se conformait aux instructions de Paul. Tant que l'empire resta païen, elle ne favorisa pas la participation de ses membres aux fonctions publiques et regarda surtout avec défaveur l’état militaire‘; mais c'est que ces charges, d’ailleurs facultatives, exposaient presque toujours le néophyte à des actes d'idolâtrie et le mettaient souvent dans l'alternative de choisir entre l’apostasie et le martyre. N'oublions pas non plus que l'Église, dès l’origine, eut conscience d’être une société distincte, investie par son divin fondateur du pouvoir de se gouverner et de se perpétuer. C'est sur ce principe que Paul punit ou fait punir les chrétiens scanda-

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