Marc. 108; Mat. 195 (citant Gen
, Mrayd iRES
2. La doctrine de l’indissolubilité n’est pas plus spéciale à Paul que celle de l’unité du mariage. Il ne fait que la promulguer au nom du Seigneur!; mais peut-être l’enseigne-t-il encore plus clairement que les évangélistes ; car, au conjoint séparé de l'autre pour une cause quelconque, il ne laisse qu’une double alternative : ou se réconcilier ou s'abstenir d’un nouveau mariage?; ce qui suppose, en toute hypothèse, que le premier subsiste. L’exception qu'il paraît faire dans le cas appelé « privilège de Paul » n’est pas une exception véritable, puisqu'il ne s’agit pas là du mariage chrétien.
3. Plus caractéristique est l’enseignement relatif à l'égalité de droits entre époux. Il n’est pas question d’une égalité absolue qui détruirait la subordination essentielle à l’union conjugale. Le rapport de la tête au corps est un rapport d’inégalitéi. La sujétion naturelle de la femme à l’homme, sujétion que symbolise le voile, apparait de plusieurs manières dans le récit de la création. L'homme n’a pas été tiré de la femme mais la femme de l’homme; l’homme n’a pasété créé pour la femme, mais la femme pour l’homme”; la femme estle reflet de l’homme comme l’homme est le reflet de Dieu$. On peut établir cette gradation ascendante : la femme, l’homme, le Christ, Dieu°. Ajoutons, pour suivre Paul jusqu’au bout, que l’homme a été créé le premier et qu'il n’a été séduit qu'après la femme. Cependant il y a des compensations. Si la femme a besoin de l’homme, l'homme aussi a besoin de la femme, et si la première femme fut tirée de l’homme, maintenant l’homme naît de la femmeït. Mais les droits et les devoirs conjugaux sont les mêmes!®?; le privilège de Paul concerne tout époux converti, la femme aussi bien que le mari!”; et les deux conjoints sont également tenus à maintenir la stabilité du foyer chrétien, quoique l'énoncé de ce devoir, par une nuance délicate, insinue la subordination dela femme!#,
1. 4 Cor. 710 : voïç dè yeyaunrooiv mapayyélw, oÙùx Éy G}}? à xvpLoc. 2, 1 Cor. 711 : av d yuwpro0@, pevéte dyauoc à T@ avèpt xaTaAay AT. 3, 4 Cor. 712. Cf. t. I, p. 155-157.
4, 1 Cor. 115 : xeporr ë yuvaxdc 6 &vhp. — 5. 1 Cor. 115-10, 6 1 Cor, 115. 17.4 Cor. 119. — 8. 1 Cor. 117, — 9, 1'Cor. 11 10. 1 Tim. 2138-14, — 11. 1 Cor. 1111-12, — 12. 1 Cor. 75. — 13. 1 Cor. 712-158,
4u. 4 Cor. 711 : yuvaïuu amd avOpès LA Xopto0rvar.. x dVOpa YUvaTAX LA AptÉVaL.
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k. Le chef-d'œuvre moral du christianisme est d’avoirsanc- Le tifié le mariage. Le devoir conjugal est pleinement licite — c’est la doctrine expresse de Paul — et le seul nom de devoir en montrerait la licéité!. Si le mariage en soi est bon comme institution divine, le mariage chrétien est saint comme signe sensible d’une chose sainte. Certes, la virginité est meilleure?; mais c’est une grâce que Paul est heureux d’avoir reçue, qu’il souhaite aux autres fidèles, qu’il n’impose à personne. Non seulement la virginité l'emporte, mais le veuvage même est préférablet. Les secondes noces arrêtent le candidat au seuil de la cléricature®. Cependant il est des cas où le mariage et les secondes noces sont à conseiller : tout dépend des circonstances et des personnes; pourvu, naturellement, qu'il n’y ait pas d'engagement antérieur, car c’est un crime de violer la foi juréef. Telle est la sainteté du lien conjugal que, dans les mariages mixtes, elle rejaillit sur le | conjoint païen et sur les enfants nés de cette union’. Le mariage chrétien prépare des recrues au baptême et des candidats au ciel. L’Apôtre couronne son enseignement par cette consolante parole : « La femme sera sauvée en devenant mère — par le fait qu’elle devient mère, 1x sexvoyovias — pourvu qu'elle persévère dans la foi, la charité et la sainteté unies à la modesties. »
* Les trois. vertus théologales. — La foi, l'espérance et la charité sont la base, le milieu et le faite de la vie chrétienne. La foi commence, la charité consomme, l'espérance est le trait d'union. Paul aime à les classer à part et à marquer la distance qui les sépare des autres vertus. Il exhorte les Thessaloniciens à revêtir « la cuirasse de la
1. 1 Cor. 78, — 2,1 Cor. 71, — 8. 1 Cor. 77, — 4, 1 Cor. 740,
5. Le rpec6vtepos où émiouomoc doit être pue yuvarxds &vñp (n'avoir été marié qu'une fois, 1 Tim. 3; Tit. 16) ainsi que le diacre (1 Tim. 312). De même la veuve officiellement reconnue par l’Église doit être évès &vÔpdc yuvh (1 Tim. 59).