Voir note Qu, p
HeDr1lii st Eph. 21; 1. Thess. 415, + Rom. 55. — 5, Col. 145. — 6. Rom, 54.
et causalité réciproque entre les vertüs chrétiennes, selon le mot de saint Polycarpe : « La foi et notre mère à tous, l’espérance l’escorte, tandis que la charité les précède!. »
Si la foi, l'espérance et la charité aiment à aller de conserve, la charité a le pas sur ses deux sœurs. C’est la charité qui prime en tout : « Aspirez aux meilleurs charismes. Et je vais vous montrer une voie encore plus excellente?. » Cette voie, c’est le chemin royal de l’amour. La prééminence de la charité sur tous les autres dons de Dieu tient à quatre causes : 1. Sans elle les charismes ne sont d'aucun fruit pour qui les possède. — 2. Elle résume et contient éminemment toutes les vertus. — 3. Elle ne déchoit pas, elle est éternelle. —4. Elle l'emporte sur la foi et sur l’espérance ; à plus forte raison éclipse-t-elle les vertus moindres. Il faut lire tout d’un trait cette admirable page, animée d’un souffle vibrant, qu'on pourrait nommer l'hymne de la charité :
« Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas la charité, je ne suis qu'un airaïn bruyant et qu’une cymbale retentissante. Aurais-je le don de prophétie et une foi capable de transporter les montagnes, si je n’ai pas la charité je ne suis rien. Distribuerais-je [aux pauvres] tous mes biens et livrerais-je mon corps pour être brûlé, si je n'ai pas la charité cela ne me sert de rien.
« La charité est patiente, elle est bienveillante; la charité n’envie pas; la charité ne se vante pas, elle ne s’enfle pas, elle ne fait rien d'inconvenant, elle ne cherche pas son intérêt, elle ne s’irrite pas, elle n’impute pas le mal: elle ne