‹ La théologie de Saint PaulChapitre 573 sur 630 · Ad Philipp. ur, 3 (Funk, Paitres Apost. t. I, p · texte numérisé non relu

Ad Philipp. ur, 3 (Funk, Paitres Apost. t. I, p

2. 1 Cor. 1251-131 : Zndoûre D Tà yapiouara và meitova (ou bien Tà xpsirrova)" soi ërt xa6? ümes6olñv 600v Ouiv deixvuu. S. Paul reproche aux Corinthiens de rechercher les charismes les plus extraordinaires, les plus voyants. Il les exhorte à désirer les charismes les plus grands ou les meilleurs (uettova ou xoskrrova), c'est-à-dire les plus utiles, comme il l’a expliqué. — Il vaut mieux prendre £mhodre à l'impératif; l'indicatif, avec un point d'interrogation après le premier membre, donnerait un sens assez contourné : « Aspirez-vous aux meilleurs charismes ? Eh bien! je vais vous montrer une voie encore plus excellente. » Mais cela suppose que la charité est un charisme, ce qui est contraire au langage et à la pensée de l'Apôtre. Au contraire, avec l’impératif, le sens est tout naturel : le premier membre est la conclusion de ce qui a été dit au sujet des charismes ; Paul montre alors quelque chose de plus excellent et de plus enviable. — L'expression x«f° üxep60olnv a la valeur d'un adjectif qualifiant 656:.

se réjouit pas de l'injustice, elle sympathise au contraire avec la vérité ; elle excuse tout, elle espère tout, elle croit tout, elle supporte tout.

« La charité ne périra jamais. Si [vous nommez] les prophéties, elles s'évanouiront : les langues, elles cesseront ; la science, elle aura son terme, Car nous savons partiellement etnous prophétisons partiellement: mais quand viendra ce qui est parfait, ce qui est partiel s’évanouira. Lorsque j'étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant ; lorsque je suis devenu homme, j'ai dépouillé les [sentiments] de l'enfant. Maintenant nous voyons à travers un miroir, en images ; alors au contraire [nous verrons] face à face. Maintenant je connais partiellement ; alors au contraire je connaïtrai comme j'ai été connu moi-même.

« Maintenant demeurent la foi, l'espérance, la charité, ces trois {grandes choses]; mais la plus grande d’entre elles est la charité!, »

Ce morceau lyrique est Ja clarté même et tout commentaire ne ferait que l’obscurcir. Il est évident que sans la charité les charismes les plus sublimes ne sont rien, puisqu'ils ne Supposent ni ne donnent un atome de grâce sanctifiante. Il est aussi évident que la charité sincère sera accompagnée du cortège complet des vertus. Le Maître avait dit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur et de toute ton âme et de toute ta pensée; tel est le grand et le premier commandement; le second lui ressemble : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. A ces deux commandements est suspendue toute la Loi, ainsi que les prophètes?. » Saint Paul dit plus brièvement : Tous les préceptes « sont résumés en ce mot : Tu aimeras le prochain comme toi-même. La plénitude de la Loi | c'est-à-dire son parfait accomplissement) est donc la charités ». Et ailleurs : « Toute la Loi est accomplie dans ce seul mot : Tu aimeras ton prochain Comme toi-même, » Ou avec une énigmatique concision : “ La fin du précepte est la charité5. »

Cor. A431-180428 2. Mat. 2240, — 3, Rom. 1392-10 ke, Gal, 514 — 5. 1 Tim, 15.

Cut.

fr ap Du DPNRE LOI AC TASSE RE Ha EURE SE CE NC ANT RE EPS TONER RTE ne at + LAN : sg NN Û # LA RENE vec : TE NE À ‘ RP ets

Si Paul ne parle que de la charité envers le prochain, c’est que la charité est une et qu'il est impossible d'aimer le prochain d’une charité véritable sans aimer Dieu, comme il est impossible d'aimer Dieu véritablement sans aimer le prochain; car l'amour de Dieu rejaillit sur le prochain fait à l’image de Dieu et l'amour du prochain qui ne remonterait pas à Dieu ne mériterait pas le nom de charité. D'un autre côté, l'amour de Dieu comprenant la soumission implicite au vouloir divin dans toute son ampleur, la charité est la plénitude et le résumé de la Loi. L’Apôtre parfait son éloge en disant qu’elle est « le lien de la perfection! ». Sans elle toutes les vertus désagrégées tombent en ruine; c’est elle qui les tient unies ensemble.

Vertus morales. — Le rang hors de pair assigné à la charité a pour effet naturel de rejeter un peu dans l’ombre l’essaim des vertus morales. Leur peu de relief tient encore à une autre cause. Comme elles entraient dans la catéchèse apostolique et appartenaient par conséquent aux rudiments de la foi, les écrivains sacrés n'avaient guère à y insister. Quand ils jugent à propos d’y faire allusion, leurs listes de vertus et de vices ne sont ni complètes ni méthodiques. Saint Paul par exemple, dans l'Épitre aux Galates, énumère neuf « fruits de l’Esprit » et quinze « œuvres de la chair », plutôt à titre de spécimen que pour épuiser la matière : « Les œuvres de la chair sont manifestes; c’est la fornication, l'impureté, la luxure, l’idolâtrie, les maléfices, les haïines, la discorde, la jalousie, les emportements, les disputes, Les dissensions, les sectes, l'envie, l’ivrognerie, les excès de table et autres choses semblables. Le fruit de l'Esprit c’est la charité, la joie, la paix, la longanimité, la mansuétude, la bonté, la foi, la douceur, la continence?. »

Page 1