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lations profondes ou d’un art consommé. Aristote l'avait définie : La science des principes et des causes premières. Pour les stoïciens, c'était la science des choses divines et humaines, la reine des vertus et le but de la vie. Mais l’art dans les genres les plus divers, s'appelait aussi sagesse. Homère et Sophocle, Phidias et Polyclète étaient des sages, tout comme Socrate et Platon!. Au gré des Corinthiens, Paul n’avait droit à ce titre ni comme philosophe, ni comme artiste, ni comme beau diseur. Après l'expérience d'Athènes, il avait compris que ni la philosophie, ni l'éloquence, ni les artifices du langage ne convertiraient le monde. Il fallait prêcher simplement le verbum crucis et laisser la parole germer et fructifier d’ellemême. Paul ne voulut plus savoir autre chose que Jésus-Christ et Jésus-Christ crucifié. [1 évita à dessein « les discours perÿ suasifs de la sagesse » humaine? « pour ne pas rendre vaine Ja croix du Christ ». Il n’affirme pas absolument que sa mé- thode soit la seule bonne, mais elle était la seule applicable à Corinthe, dans ce milieu d’esprits raisonneurs, prévenus d’une fausse sagesse contre laquelle les meilleurs arguments seraient venus se briser. De fait, l’église de Corinthe a recruté « peu de sages selon la chair, peu de puissants, peu de nobles® ». Dieu, selon sa tactique ordinaire, y a choisi ce qui est insensé
I. La définition d’Aristote (Metaph. I, L : rnv ôvouatouévny oopiav nepi Tà ro@ta aitia xai Tùc &pyac Ünohau6dvouor ravrec) S’applique à la philosophie plutôt qu’à la sagesse. Cicéron (De Offic. x, 43 : rerum divinarum atque humanarum scientia) et le quatrième livre des Machabées (1, 14 : copiæ Sort yvoous Beiwv 4al &VOpurivoy rpayuätwv xai ToüTwV aitiwv) parlent le langage des stoïciens. Mais l’acception philosophique était la moins usuelle. Paul se met au point de vue de l'Ancien Testament quand il s'occupe de la vraie sagesse et il prend la sagesse au sens ordinaire d'art, d’habileté (de bon ou de mauvais aloi), quand il veut désigner la sagesse humaine. En se qualifiant de copèç &gyiréxtwv (1 Cor. 310) il parle exactement comme Homère (Iliad. xv, 412 : cogia téxtovoc) et Pindare (Wemes. vn, 25 : covèc xv6epvitns). Aristote lui-même définit ailleurs la oopia (Eth. Nicom. VI, vu, 1) : dperà véyvne et, conformément à cette définition, appelle sages Phidias et Polyclète. Cependant la sagesse convient aux philosophes et aux artistes plutôt qu’aux artisans. On connaît les vers d’Aristophane (Wuées, 144-145) qu’on croit être une citation légèrement parodiée de l’oracle de Delphes :
Zopèc EopoxAñs copwtepos Ô' Edpiriônc, ’Avdp@v dE navrwv Lwxpatns copaTatoss